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dévotion pour elle, et força le démon 5 rendre le contrat.
L’histoire de Théophile, d’abord écrite en grec par Eutychianos, son disciple', qui dit avoir été témoin oculaire d’une partie des faits qu’il raconte, et avoir appris les autres de la bouche de son maître, a été traduite en latin par Paul, diacre de Naples, par Gentianus Hervetus, par Surius. Dans le dixième siècle, Hroswitha, nonne de Gandersheim en Saxe, composa un poème latin sur le pacte et la pénitence de Théophile. Au onzième siècle, la même histoire fut mise en vers hexamètres par un écrivain qu’on croit être Marbod, évêque de Rennes. Saint-Bernard, danssonsermonSiÿnMWJwaÿwum, saint Bonaventure, dans son Miroir de la sainte Vierge, leçon IX, Albert le Grand, dans sa Bible de la sainte Vierge, chap. ix, parlent de la pénitence de Théophile.
La plus ancienne mention de la légende dans une langue moderne se trouve dans les homélies anglosaxonnes de l’archevêque Ælfric, mort en 1006*, et la plus ancienne dans un dialecte germanique se ren-
1. Celte relation se trouve dans un manuscrit de Vienne et un manuscrit de Paris, publiés par M.Jubinal dans son édition deRutebeuf, 1839, t. II, p. 332. Cf. Lambcck , Commentar. debibl. Vind., lib. VIII, col. 156 D; Fabricius, Bibl. græca, vol. X, I. V, chap. xxxi, p. 339. Le manuscrit de Paris semble rapporter les actes dans le sens de l’Église romaine , le manuscrit de Vienne dans le sens de l’Église grecque.
2 Voy. Ælfric’s IlomUies, vol. I, p. 448. Dasent, Theophüus in Icelandie, Low Gennan and other tangues from M. S. S. in the royal libranj Stockholm by G. ty. D. London , 1846.
contre dans le poème haut-allemand de Hartmann de la Plaine (von der Ane, 1200) intitulé: Von dem Gelouben, de la Foi: elle va du vers 1927 au vers 1998. (Cf. Grimm, Deutsche Myth. 2® partie, p.969.) Conrad de Würzbourg, mort en 1200, a fait allusion à l’histoire de Théophile dans son Ave Maria' et Hugo de Montfort l’a rappelé aussi.
La vie de Théophile a été rimée en français par Gautier de Coinsi (-{- 1236) , et ses aventures mentionnées par Alexandre Du Pont dans son Roman de Mahomet^ par Eloy Daraerval (Livre de la deablerie), par Villon dans sa prière à Notre-Dame, mais surtout dramatisées par Rutebeuf, le célèbre trouvère du treizième siècle.
Un Théophile flamand a été publié par M. Blommaert, sous le titre suivant : TheophiluSy Gedichl des 14. eeuw, ....uitgegeven door P. L. B. Gent. Duvivier, 1836. Un poème bas-allemand sur Théophile a été mis au jour par Bruns*, et un Miracle bas-allemand (ms. du quinzième siècle), par Dasent, puis par Hoffmann de