Voy. StiegliU, Die Fauslsage
sapietUia. A l’autre extrémité de l’Allemagne, un mécanicien devienne, Geisselbrecht , représenta à Vienne , à Francfort, et même à Weimar, où résidait Goethe, un drame de Faust, d’une rédaction un peu plus moderne que celle de Schûtz , intitulé : Le docteur Faust ou le grand nécromancien, pièce avec chant en cinq actes. Il avait à Francfort sa résidence principale. Un habitant de cette ville, le docteur Kloss, vit jouer pour la dernière fois Faust en 4847. Dans l’origine, les pièces de marionnettes, loin d’être imprimées, n’étaient même pas toujours écrites ou ne l’étaient pas en entier. Les directeurs qui en possédaient des copies , les gardaient précieusement et les transmettaient à leurs successeurs. C’est à l’aide d’un de ces manuscrits que Geisselbrecbt jouait son Faust. Après sa retraite, sa copie devint 1a propriété du roi de Prusse, et, en 4832, M. de Below obtint l’autorisation de la faire imprimer à vingt-quatre exemplaires qui furent distribués en présents.
Avant cette époque, et dès 4808, M. von der Hagen avait formé, de concert avec quelques amis, le projet de donner au public le texte du Faust de Schütz. On fit au directeur la demande de son manuscrit, mais celui-ci refusa et prétendit même qu’il n’avait point de copie, et qu’il jouait partie de mémoire, partie à l’impromptu. Alors plusieurs personnes se concertèrent pour écrire la pièce pendant les représentations; la confrontation des copies fit remarquer des variantes qui prouvèrent qu’en effet Schütz recourait quelquefois
à l’improvisation. Toutefois, M. von der Hagen rassembla ces matériaux et en forma un texte, dont plus tard il publia le premier acte et analysa les autres.'
En 1846, M. Simrock, profitant de la publication de M. von der Hagen, d’études analogues de MM. Horn’, Rosenkranz', Leutbecher* et Sommer, et aidé de ses propres souvenirs, fit paraître à Francfort un Faust de marionnettes qui n’était guère plus satisfaisant que celui de M. von der Hagen.
En 1847, M. Scheible publia dans son Kloster cinq Faust, appartenant aux théâtres d’Ulm, d’Augsbourg, de Cologne et de Strasbourg, mais sans les entourer d’éclaircissements. Enfin, en 1850, parut à Leipzig le Faust des marionnettes, publié pour la première fois sous sa forme originale, avec une introduction historique et des notes. L’éditeur, qui ne s’est pas nommé, est le docteur Guillaume Hamm. Il doit son texte à une ruse de son secrétaire, qui fit boire un aide du directeur des marionnettes Bonneschky, en représentations à Leipzig, et le travailla si bien qu’il parvint à avoir communication du manuscrit. M. Ch. Magnin doute des assurances données par M. Hamm, et croit voir dans son texte un
<. Germania, t. IV, p. 211 (1841).
2. Voy. Freundliche Schri/ten fur freundliche Leser, 1820, 2' part. , p. 51 .