Zttr Geschichte der deutschen Literatur
4. Ueber den Faust von Goethe, 1838, p. 99. Voy. sur un Faust de marionnettes, représenté par les Bohémiens: Zoller, Bilder aus Schv>aben, 1834.
résumé adroit des matériaux antérieurs. Nous n’avons point de raison de mettre en doute la bonne foi de l’éditeur, et s’il nous fallait trouver des pasticheurs ou des faussaires , nous les chercherions ailleurs que dans la sincère Allemagne.
M. Hamm, d’ailleurs, ne fait pas difficulté de reconnaître que son texte a éprouvé en certaines de ses parties des rajeunissements et des interpolations; mais il prétend qu’il se rapproche plus que les autres de la pièce originale, et il donne pour preuves la simplicité du plan, l’absence du bel esprit et des mauvaises rimes qui régnent dans d’autres Faust, la qualité de la langue, ici pleine de la boursouflure littéraire de la seconde moitié du dix-septième siècle , là respirant la rudesse comique du bouffon de la pièce. Il placerait volontiers la première apparition du Faust-marionnette à l’époque d’Ayrer, et il trouve un indice de l’âge de son manuscrit dans les noms des personnages : Ferdinand , Bianca , Orestes, rappellent les comédiens anglais qui parcouraient l’Allemagne au milieu du dix-septième siècle et jouaient certaines pièces tirées des nouvelles italiennes; ce qui explique aussi pourquoi les marionnettes agissent à la cour du duc de Parme, que la légende ne mentionne pas. En outre, le texte de Bonneschky porte Mephistophilis, forme plus ancienne que le Mephislopheles des autres textes; le lieu de la scène se passe, trois actes durant, à Wittemberg, au lieu de se passer à Mayence, comme dans les pièces précédentes, et le titre est plus
simple qu’ailleurs, où il semble emprunté au roman de Klinger, et porte : la Vie, les actes et la descente en enfer de Jean Faust.
Nous nous arrêterons un moment au du théâtre de Strasbourg; en effet, qu’on le fasse remonter au dix -septième siècle, il n’en aura pas moins été représenté dans une province et une ville françaises, et il devient ainsi un document pour l’histoire du théâtre dans les provinces de France. D’autre part, le théâtre où il se produisait a disparu depuis une douzaine d’années, et n’existe plus que dans le souvenir. Le temps est passé où le principal personnage des marionnettes, HansWurst, excitait deux fois par semaine le rire des enfants petits et grands, et piquait la curiosité par ses allusions aux événements du jour; ses balourdises lui firent sentir le besoin de perfectionner son édûcation, l’aplatissement de son abdomen lui enjoignait de rechercher une position plus lucrative que celle de disciple d’Aristophane ; les chemins de fer et l’électricité aidant, il s’est .jeté dans la presse, il est devenu journaliste, et il a prospéré... un an.
Le premier caractère de Hans Wurst laissant plus de prise aux jugements de la postérité que le second, voici comment il se dessine : « Omnia mea mecum porto : ma tête, mon pied, mon coude; voilà ce qui s’appelle voyager; j’étais au service d’un riche seigneur, qui avait un petit garçon dont je devais porter le prinzipibi' à