SCÈNE IV
HÉPHISTOPflÉUES, FAUST, puu SULPHUUINË.
■fiFiisrorMiiJte.
Bravo! maître, je vous ai trouvé superbe.
FAUST
Comment?
MÉFBISTOFHÉLéS.
Daus la séduction.
Faust.
Ce n'est pas de la séduction... c'est de l’amour *£raisroFH«LÊs.
De quel amour parions-nous? J’en connais cinq ou six qui sont de mes amis.
Faust.
Celui que je ressens pour Marguerite est un amour chaste, pur, divin t Tu ignores celui-là, les hommes seuls 1e connais-ent.
FAUST
NftMKTOMftftlt
DerépoUlioil... c'en possible... Au fait, c'est une charmante maîtresse que Marguerite.
FAUST
Une maîtresse! Ah! c'est là ion premier piège! (rîmi.) l’autre et maladroit démon!., une imit russe!.. Elle sera la compaguc de toute ma vie... elle sera ma rennne !
NtruttTontiit.
Alors, c’est une rupture, vous me renvoyés?
FAUST
Mais ouit
MÉPflISTOPJlKLÉS.
Ah! ahl je comprends, une femme, des petits enfants, qui formeront autour uu pieux docteur un cordon béni de prières et de cantiques).. Une fcuune cl des enfants! c'csl-à-dire les joies du foyer et la bénédiction céleste.
Faust.
Pourquoi pu?
MÉMIISTOPIIÉLfeS, i lui-m*mr.
Oh ! non pas, maître! non pas.
FAUST, qui est allé Ml ta f -nètre de M»rgu«r!l«.
A quoi penses-tu T
MÉPUISTOPiÉLÊ*.
Comment, docteur, je vous uft’nit* un amour de quelques semaines, du bonheur pour nue saison ..et voilà que vous songe?. à enchaîner toute votre vie !.. Celait bien la peine de faire rétrograder le temps à votre profit! Allons, matin-, suivez mon conseil, goûtez de tous les amours et de tous les boulteurs!
FAUST
Non I
mépuistophùlKs.
Venez avec moi en Italie, le pays des femmes brunes, passionnées et coquettes!., en Angleterre, le pays des femmes blondes... sentimentales et coquettes!., en France, le pays des femmes blondes et brunes, passionnées, sentimentales et coquettes!..
FAUST
J’aurais pu te suivre, si Marguerite, moins chaste et moins pure, m’avait accordé tout à l’heure le rendez-vous que tu demandais pour moi.
MÉMUSTOrUÉLCS.
Ah ! (il éi«i<i te bru »*r* k r.*»d.) Ainsi, quelle vous reçoive ce soir, quelle donne le signal?..
FAUST
Et je te suivrai demain. (Sur te («lie de Mêpbiklophêtb, un r«B
follet e*l venu w pltccr «ur U fenêtre de Margvcri!*.)
NEPaiSTOFMÊlJS, lui mc-ntrtRl U lumière
Regarde I.. la belle t’attend !..
FAUST
Marguerite !..
MÉPHISTOPHÉLÉS, à ptrt.
Merci, mon feu follet.
FAUST
Marguerite !..
MÉpntsropiiÉLEs.
Le signal, le voila... (àu même moment, la tabla te rhaog* en c&calier qui »’eU*c }u*qu‘* U fenêtre de Marguerite.) TietlS, Voici le Chemin !
FAUST, apret un rambat intêrirur.
Allons !.. elle est belle, je suis jeune et je l’aime !.. (u l’eUixt
ver* IVKaiier, le gravit et ditptraît par la fenêtre du premier ctagt.)
MÉPllISTOPHEI-ÊS, A part.
Tu me suivras demain...
SUIPIIURINE, reparaiiuai i droit*.
Eh bien, maître ?
MEPHISTOPUËLKS, montrant U fenêtre p»r laquelle «et miré Fautt.
11 est là.
SULPIl'RINE.
MÉPBISTOPRÉLtS.
Oui, là, pris d’elle l... Aujourd’hui l’amour, demitiu l.i jalousie, bientôt le crime ! — C'est maintenant que je vais avoir besoin de toi.
SULFBURItflt.
Que faut-il faire ?
sitctii stomi êlks.
Être belle, être femme et te souvenir «jue lu es fille de l'enfer !
SULPMURIKE.
Je m’en souviendrai, maître !..
(lU ditjiaraâwnt.)