SCÈNE III
Lu *t«s, IIËPHISTOPHÊLÊS, FAUST.
(il* eulrent par I* droit*.)
suumuntnff.
Le voilà.
KARGUKJVIIE, renomrent le regard de Fiai’, et jelaal un faibl* cri.
Ah!..
FAUST, t'approchant de Marguerite.
Est-ce ma présence qui vous trouble ainsi, mon enfant? MARGUERITE.
Oui...
FAUST
Pourquoi ?
MAKGir.RITK.
Parce qu’il tue semble que je vous ai déjà VU... Non... ceu'élait pas vous... mais...
FAUST
Mais ?..
MARGUERITE, à part.
Oh! mon rêve, mon beau rêve!
H F.I'H l SI OPMÉI. AS , b»».
Elle se souvient do ce rêve envoyé par moi...
FAUST, à la droite do Marguerite.
Eh bien?..
MARGUERITE
Hier jai rencontré un vieillard qui vous ressemblait...
FAUST
Eli bien, ce vieillard, celait...
FAUST
MftPMISTOPRÊLfiS.
C'clait snn père, rl joagage que vuus avez tourné l i tète au vieux savcint aussi bien qu’à son fils... (n rjcbe de iurjwiic
qui t'etaigac T'ueuwnt ■ gtuckr.)
FAt.SÎ.
Lh! mais... qu’avez-voos donc, ta belle?..
MARGUERITE, i!ei!ja*u! Ut-ih'-.itlopbélèa.
C'est... voire ami?.,
FAUST
Mon... compagnon.
UKOUITB.
Il me fait peur.
MÉFHISTOFIMLlES, riant.
Peur 1 ... ali ! ah ! ali!
MARGUERITE, bat, à PuM.
Sa présence me fait nul. Je >ens du l’horreur en le voyant.
FAUST
Enfant...
M AMU CUITE.
Scs veux sont méchants et railleuis. Il semble porter, écrit sur le front, que sou Ame ne («eut aimer nulle autre âme.
PAUST. baa.
Pressentiment d’un auge !.. (ium a ntphite»pbAii*.) Éloigne-toi.
> MKPH1 iTOPHÈl-ES, bat.
J’obéis, maître!., aussi bien, je suis inutile ici... L’amour est entre vous deux.il saura faire la besogne du diable. (f*um prtc.i
le bras de Uarguerile e* te pixuitnc rj f nul tnt elle.)
Ai AI’.CL CUITE, recnr.laat «Vcifiur MepLUIojili^lèi.
Ah I je respire iiiaintenaiil.
FAUST
Eb bien, causons, le veux-tu?
MARGUERITE
C'est donc votre père qui nu protégée, défendue î
FAUST
Hier, à la sortie de l’église, uni... et c’est parre qu’il m’a longuement parle de cette rencontre que j’ui voulu te voir; je l’ai ciiercliée par toute la ville, et je sué» bien heureux de lavoir enfin ireuvée.
MARGUERITE
Pourquoi ?
FAUST
Parce que les paroles de mon père ont fait naître daus mou cœur un sentiment inconnu jusqu’alors.
Marguerite.
Que vous disait-il donc?
FAUST
Il m’a parlé d’abord de tes gidci s adorables.
Marguerite.
Lui!..
De la taille charmante, de te» mains si fines et si blanches ; les délicieuses (nains!., (il i«uuc.) Il m’a parlé encore des tresses dorées de ta cheveux.
MARGUERITE
Mais il ne m’a vue qu’un instant.
FaIST.
Et cet Instant lui a suffi pour admirer la pureté de ton regard, la douceur de la voix; il m'a dit la naïve.caiideur et l’ingénuite de ton àmc.
MAROUtaiTB.
Me voilà toute confuse.
FAUST
Pourquoi?
MARGUERITE
Il vous a parlé de tant de choses que vous n’nllez peut-être plus retrouver en moi...
FAUST
Il me semble, au contraire, que scs yeux affaiblis ont mal vu, mal compris ce que j’admire à présent. Si ta beauté, MargucTite, a pu émouvoir le ueur d'un vieillard, de quel trouble remplira-t-elle une Aine que l’Age n’a pas glacée!.. de quel feu embrasera-t-elle mon cœur dont tu es le premier amour!
MARGUERITE
Vous m’aimez, dites-vous? Mais vous me connaissez à peine!
rxusT.
Qu’importe que ce soit aujourd’hui seulement que je te trouve, si tu es depuis longtemps le but de mes rêves? Marguerite, il y a longtemps que je le désire, que je t’appcilc; il y a longtemps que je t’aime !.. (il u pr«nd da«« «m bru.)
MARGUERITE
Mon Dieu ! j$ ne Comprends pas ce qui se passe en moi, tout ce qu’il me dit me remplit à la fois de joie et de crainte... Ses paroles font doucement baitrc mon eœur et je tremble en l’écoutant... j'ai du plaisir à le voir... et... je n’use pas le regarder,., Jt suis lieuixu-e auprès de lui... (Se dcftgtam.) et je veux
’ m'éloigner; mais quVst-ce donc que j’éprouve? (a fi 0 h, en t« rrgaid.uu ûiui iciixot.} Je crois que je suis un peu folle !..
FAUST
Non, non, lu <* un nuge, il je t’aime ! 'ou rnt«n.i un <*ut do rire «le Mophivopliélii.)
% M UIGl'ElilT E, un cri ii« (r J ywtr.
Ah l mon Dieu ! ce rire...
Faust.
Ce n’est rien, c'est mou compagnon qui plaisante sans doute avec votre amie...
MARGUEKIT E, i'iuc] unt k droite.
J’ai eu peur [
Faust.
1 Calmez -vous! catme-toi !..
XAUCUEIUTE.
Oh! c’est qu'on no m’a jamais parlé comme vous le fait*'*... Que voulez-vous, je ne suis qu'une pauvre enfant, bien simple et bien ignorante... Vous uc chercherez pas à me tromper, n’eat ce pas?
Je t’uime, Marguerite, je t’aime J Marguerite.
bien vrai ?.. Attendez... fEI|« «n« m»r*ii<!riie quVttr a a m
ceinture <« iviTruiiu.) Il m'aime L. il ne m'aime pas !.. oui L. non !.. (Am jute.) Il m’aiuic !
FAUST
Marguerite L. (il la pr«ail d4B( ica bra» et Feuüiraue.)
MARGUERITE, s'tcbafpaol.
Ah! j’ai peur!., j’ai peur!..
FAUST
Écoute-moi...
MARGUERITE, troublée.
Il est tard, voici la nuit, bonsoir! (a Suij.h«rii»e.) Bonsoir, voisine... (a Fau.i.} Bonsoir!
MÉPMtSt ÛFHÉLfiS.
• Déjà!
SULPUURI5I.
Ne pouvons-nous entrer chez vous?..
MARGCERITR.
Recevoir tant de monde, impossible, que dirait ma mère?... (a Fauli. ) A demain...
FAUST
Demain...
M ÉFHISTOFMÉLÊS.
I C’est bien long, demain.
FAUST
[ Un siècle «ans le voir... j’ai tant de choses à te dire... Je vou- I rirais ne plus l«- quitter d’une heure, d’une minute; je voudrais i vivre et mourir près de loi... Pourquoi refuser de inc recevoir?,.
MARCL'EltlTE.
; Et ma mère qui ferme toutes les portes.
MEraisToriiÉuBs.
! B ui . U sait passer par la fenêtre... une lumière placée «levant la croi.-ce peut servir de signal et éclairer le chemin...
: c’est le conseil que je vous donne. »
MARGUERITE
Il doit être mauvais... (a rauauj Bonsoir...
FAUST
J’attends le signal...
M ARGUER ITB.
Non... non... bonsoir... bonsoir... (tlt«iJUp*rsU. Sar aaiigaed* MiphUlopliTtai, Sul|>b«rtM «t KtM autii.)