VAGUER
Mon illustre maître a donc tout à fait oublié la petite Marguerite 2
FAUST, iTf* «motion.
Marguerite, une enfant douce et calme*., dont l’âme est aussi froide nue notre froide Allemagne... Non, non, ce n’est pas elle qui rlevait m'initier à rnrdcniu passion que je rêvais, u ces joies, à ces douleurs, à ces luttes terribles de l'amour, qui sont la vie!
FRIDOLIN
El c'est ici, prés de la signora Olympia, que vous avex trouvé la réalisation de vos rêves?
FAUST
Oui, c’est seulement depuis que je l’ai vue que j’existe! Il y a dans l'énergie de son esjirit, dans l’éirauge vibration de sa voix, dans les sombres éclairs de scs yeux, quelque cho,e qui me fascine et m'entraîne!.. Ce que j éprouvé auprès d Olympia, c’est du vertige, du délire, de la faite!., c’est peut-être l'air que je respire ici, l'air embaumé de Sorrenle, qui cuivre mon cœur I c’est le parfum des orangers on Oeurs qui enivre mes sens' c’est le soleil de l’antique Parfhéno;>e qui réchauffe mon âme ! c’est lef« u du Vésuve qui fait bouillonner mon sang! c’est l’amour, enfin, l'amour fougueux, tyrannique, inconnu jusqu’à ce jour, qui s’est emparé de tout mon être, qui me jette éperdu et tremblant aux genoux d’Olympia, (Mouirtnnt de fureur de Vegutr.)
VACHER
Oh I c’est assez !
FAUST
Qu’y a-t-il?
VACHER, K calmant.
Savez- vous une chose, seigneur Faust?
Laquelle?
VACHER, arec ironie.
Vousn’ètes pas seul épris de cette souveraine beauté!..
FAUST
Tu parles de Valentin?
VACHER, >'« «!■ uoeir.rnl.
Valentin?.. Comment, il yen a encore un?., nous sommes trois, alors!
FAUST
De cet oflleier de fortune... de cet aventurier...
FRIDOUH.
Oh! les femmes aimeut beaucoup les aventures, et surtout les aventuriers.
FAUST
Il oserait me disputer Olympia ?
vacher, • jati.
Décourageons-le. (n«m.) Il est très-brave! il osera tout!
Faust.
Lui ! flOUS verrons! (il remnnle Ter» le fond.)
VACHER, k Friilolin, piuinl A loi.
De la jalousie ! ils vont se tuer !
FRI DOM H, rrgurdknt i droite.
Tenez, le voici.
VACHER, de mime.
Avec ma belle esclave !
FAUST
C'est elle... Toujours ce Valentin I
TACHER, atn rage.
Oh! ce Valentin. (u de«rud a droite.)
OLYMPIA, |vu*int»«.
Vaguer, faites-nous préparer cl« s sièges... Cet endroit est délicieux, nous allons nous y reposer un instant, (a v>(a«r qui «t
d»m l’tiUM.) AlloilS, dcpècheZ-VOUS' (v*gn«r «Vinprcite de faire placer
dM tidjek. — a pauu.) Est -ce que vous me fuyez, seigneur Faust? (a v» *wr.) Vagmr, n’oublirz pas mes ordres... Allez!
VACHER
Oui, mon esclave.
FRIDOUH.
Scs ordres... Ah! vous voyez bien que vous êtes son domestique.
FAUST
YAGNKK.
Silène»', misérable!., et mis-moi, je le l’ordonne !
FKUXHJ.'t.
Oui, mon maître... (a pan.) Il sc ronge sur moi, le lAcbe.
V AI. M.R , te reiivjrn.mt.
MUDOL1N, t'.orlinlDl.
Oui, (lion doux maître. (il* iti»|>araiu«flt par l* gancb*.)
SCI-NE III.
FAUST, OLYMPIA, VALENTIN. MÉPHISTOPHt-l.ÊS, dames
«4 HfcHiXKUaS.
OLYMPIA, tenant un lM>i*qiH>l A U main.
Je vous cherchais, eu vérité, «rigueur Faust?..