SCÈNE V
FAUST, puia OLYMPIA.
FAUST
C'est un brave cœur, et je suis heureux de n'avoir pas acheté au prit de sa vie l’amour d'Oly mpia.
OLYMPIA, calrant. — F*u« lui prrôntc Ici Ocurt.
Mon bouquet... Et... Valentin?...
FAUST
Il part.
OLYMPIA
Il part!..
FAUST
Et, plus heureuse que votre aïeule, vous ne serez coupable de la mort de personne.
OLYMPIA
Ah! je ne méritais pas qu'on exjiosàt scs jours pour moi.
FAUST
Ccst un pieux souvenir qui a désarmé son bras.
OLYMPIA
En vérité?., c'est le jour aux œuvres pies... (Omor ai* lofe. m«phiitofiitéiti parait 4 droite.) Vous écoutez ce chant... ce sont des jeunes filles du Nord qui viennent, jusqu'ici, accomplir un saint pèlerinage...
MF.FIUSTOITIE.LfiS, bat à Olympia.
El Marguerite est parmi clics...
OLYMPIA
Lies filles de votre pays... Ne me quittez-vous pas aussi pour aller les voir?...
FAUST
Que m'importent ces jeunes filles?.,, quand je suis là, seul auprès de vous.
OLYMPIA
Il est parti, lui ! on me dédaigne, on me méprise, on m'abandonne... (a Fau»t.) Eh bien, vous, du moins .. parlez-moi de votre amour, faite* que j'y croie.
FAUST
Oh! oui. crois-moi, Olympia... car ht présence de Valentin a été une horrible tortura pour mon âme ; r rois-moi, car j'ai beaucoup souffert, car j’ai beaucoup pleuré, je pleura encore à tes pieds... Oh! tu m'aimeras, n*e»l-ce pas, lu m'aimeras?..
OLYMPIA, Mir an R r *'.e île Uejiki»topbdlèa.
Eh bien... oui, oui, je vous aimerai...
MLPIIL'.rOI'JIEl.f.S, à part, au fond.
Viens, Marguerite, viens !..
FAUST
Olympia, tu ne rir.is plus de mon amour, tu ne te feras plus un jeu de ma douleur?..
OLYMPIA
Parlez, parlez encore!.. Si vous saviez tout ce qu’il y a de
souffrances au fntwl de ce cœur... On ne m’aime pas, on me convoite, on me désire... on ne m'aime pas.
FAUST
Je t'aime, moi, Olympia! je t’aime!.. Ces fleurs que je t’ai rendues, je les aurais arrosées de mon sang, je les aurais payées de ma vie, pourvu qu'une parole d'amour s’échappât de tes lèvres. (Marguerite parait.)
MF.f>inSTOraEl.tS, A part.
Marguerite!., la voila!...
MARGOERITt.
D’où vient que malgré moi mes pas se dirigent de ce cètét
OLYMPIA, regardant Marguerite.
Parlez, pariez toujours.
FAUST
Pour ton amour, je donnerais plus que ma vie ! je donnerais mon âme!
marguerite.
Cette VOix ! (EU* k tourne ver* l'awti.J