SCÈNE IV
FAUST et VALENTIN.
(Fantl et Vilmtiu t'élaoccui «uwoibk puor ram-uttv l« Uo^quet; ils a’ariJirut. if regardent, et porteut eu mime temps la mata à la garde de leur épée.)
Je veux ce bouquet.
Je le veux aussi.
FAUST
VALENTIN
FAUST
Alors... (il lira ton <pé«.)
VALENTIN, tirant la liruoe.
Alors... (lia M jettent en garde.)
VAI.LNT IN. Lainant tou ëpec.
Un mot, seigneur Faust...
FAUST
Qu’avons-nous à dire?
VALENTIN
Vous êtes né en Allemagne ?
FAUST
A Weimar.
VALENTIN
A Weimar... J’y suis né aussi, moi.
FAUST
Qu'importe?..
VALENTIN
Écoutez : j’ai servi pendant six uns... de soldat je suis devenu capitaine. C’est que j’ai fait bravement mon devoir en face de l'ennemi, n’est-ce pas?
FAUST
Je le crois.
VALENTIN
J’ai eu trois ou quatre duels, et ma main n'a jamais tremblé ; mais c'est la première fois que je me hais contra nu homme né dans la ville où fut aussi mon berceau... el j’ai là comme un remords... Nos demeuras étaient peut-être voisines. Peut-être qu’élutil enfant» nous avons joue ensemble, el peut être que, tout petits, nos nieras itou» ont fait prier à la mémo heure, dans la meme église 1... Quand nous ne nous battrions que plus tord, où serait le mal?..
FAUST, na pau tDL
Soit, comme il vous plaira.
VALENTIN, après un tempe.
Vous aimez Olympia ?
FAUST
Oui.
VALENTIN
Vous voulez lui rapporter ce bouquet?
FALSf. .
Oui.
VALENTIN
Et vous êtes prêt, |>our cela* à sacrifler votre vie?
FAUST
Oui.
VAI.KNTIN*
Avez-vous encore votre inère?
FAUST
Ma mère est morte.
VALENTIN
Une sœur ?
FAUST
Je suis seul au monde.
VAIENT1N.
Seul!., moi j’ai une mère et une sœur, que je n’ai pas embrassées depuis de longue^ années... j’ai fini mon temps de nerviee cti Cilnbre, cl j'atla s les retrouver quand la beauté d'Olympia m’a fait tout oublier, la tète blanchie de la pauvre vieille femme, les yeux bleus cl les cheveux dorés de l'enfant... Je ne voudrais pas les revoir avec la mort d'un homme sur le cœur... Si je vous laisse le bouquel, et que je parte, est-ce que vous croirez que j'ai eu peur?
FAUST
Non... je croirai que vous êtes meilleur que moi.
VALENTIN, prëatutant le bosquet » Fawt.
Prenez-lc donc, et soyez heureux...
l'ALST, le prenant.
Merci I.. je vous aime, (il embraue vaienUn.) Je vous aime!
VALENTIN
Nous serons amis...
FAUST
NOUS Serons frères... (il remonte »«r* le fond.)
VALENTIN, * lui-nime.
Maintenant je vais retrouver ma merc et Marguerite.
FAUST
Je vous reverrai avant le départ.
VALENTIN
Oui, nous nous reverrons, (il tort par i« fond à drain.)