SCÈNE PREMIÈRE
Les convives, les coryphées, P <*n FAl.’ST et MÉPHISTOPHÊLÉS, qui entrent ; |ul» MARGUERITE.
NtnmsriGLts.
Nous voici à Herculanum dans ta maison de Daphné, de cette charmante fille de Lesbo* qui f n-ait, Fan 79 de votre ère, les délices et les tourments de la jeunesse romaine.
FAUST, absorbé et tcculaut à peine.
Daphné... Herculanum. %
MÈPUrSTOPHÉLÊS.
Oui, Daphné, la voilà couronnée de roses... et telle quelle était une heure avant que le fléau foudroyant la surprit. Elle donnait une fête pour célébrer l’arrivée du magnifique marbre, que tu vois ici.
FAUST, distrait.
Ce... ce marbre.
MÉPHISTOPIIÉLS9.
C'est la statue d’Hélène.
FAUST
Hélène! c’est la première poésie, c’est lu première passion de ma jeunesse.
, MKPUISTOPIlKLÉS.
En vérité ?
FAUST
Que de fois, dans les nuits fiévreuses qui succédaient à l'étude,
FAUST
l'ai lève que celle l/,onde fille de la Grèce... ressuscitait sous j’ardeur de mou amour I
MÈPUiyrorutxBs, k pari.
Ali I c’est bien. (üa«i.) Ainsi, tu te souviens de tes jeunes années?
FAUST
Oui... mais c'est étrange... entre ce temps et le temps où nous sommes... il y n un vide dans mon esprit... que je ne puis parvenir à combler.
méphistomiélés.
Tu m'as demandé l'oubli... et je te l'ai donné.
FAUST
L'oubli ?..
ntraisToraÉi.b.
L’oubli d’une douleur récente... l'oubli pour quelques heures... et, tu le vois, je t’ai plongé dans le sein du pa«sc. Dis un mot, et tout un monde va renai Ire pour toi seul; parle, et les chants interrompus vont de nouveau faire tressaillir ces voûtes... Ordonne. et le sourire que Daphné u’eut pa« le temps d’achever renaîtra sous ton regard, et viendra, si tu le veux, expirer sur tes lèvres.
FAUST
Eh bien* oui, que l'ivresse antique tourbillonne devant mes jeux éblouis !
MtMMSTWlltlftS.
Sois donc satisfait, (a en iroti toet reprend It vie et le mouvement, •l Us eoumr» acbeveui un cbiat bachique à la noce iater rompue , tu meme ternis que le» danses ont lien A plusieurs repris».)'
ClltiCLR.
ivresse aux brûlantes lialeines,
Rÿ|MinU sur nous les rêves «l'or,
Ami», vklous no» tisses pleines,
Buvons pour les remplir encor.
DAPHNE
Salut à malin.- Faust.
FAUST
Tu méconnais?
MÉMISTOPIIÉI ÉS, lias, i Daphné.
Tu vois, sa mémoire est bien cndurmic.lla commencé parla séduction et le meurtre.
DAMNÉ. riant.
Maintenant, c’est à moi d'en faire un païen.
FAUST
Pourquoi cette gaieté ?