SCÈNE XI
JULIETTE, p.,. HÉLÈNE.
juluttk. En ToilÀ un origiml!... c'csl égal, il eat 1res comme il faut.
rXlere, «nirui l'air pewif. Ab l c’est loi, Juliette... Ou sont ces Messieurs?
Juliette. Au jardin, Madame. Faut-il?...
rXlf.se. Reste, j'ai â te parler.
JULIETTE. Ah f
néitsE. Dis-moi, Juliette, est-il vrai que tu ne te niaises pas chez moi ? 1 r
Juliette, Koanét. Moi, Madame?
HELRNg. On m’a dit que lu voulais entrer chez M. de Maugaillard.
Juliette, éioonéc. Madame, je vous jure que jamais... h el Ere. Mon Dieu ! je ne le gronde pas, mon enfant ; ta cousine est la lingt-re du château, et je conçois que le désir de te rapprocher d’elle... et puis, je suis fantasque... capricieuse, on dit même un peu houleuse ; tandis que mademoiselle de Maugaillard et un ange de douceur et de bonté.
Juliette. Mademoiselle Marie est très-bonne, c’est vrai: mais Madame n’est certes pas méchante.
helek e. Non ; mais je suis loin d’ètre comparable à Marie. Juliette. Le fait est que mademoiselle Marie est une perle; et, il n'y a pas k dire, elle n’a pas seulement l’ombre d’un défaut.
hêléne. Tu exagères; lu dis cela pour me faire plaisir, parce que tu sais quelle est mon amie, et jü t’en sais grc; mais tout le monde a sts petits defauts, Juliette; et Marie a les siens aussi.
Juliette. Oh ! en tout ca?, c’est bien peu de chose ! u kl 6m:. Sans doute ; mais ne trouves-tu pas que, pour une jeune fille, elle manque parfois de prudence? Est-il bien convenable, par exemple, qu’elle sorte seule à cheval, presque tous les jours, pendant des heures entières?
• £ , Ü BTÏ ** ^ * Ç 3 » c vra ' » nîêuic qu'on disait l’autre jour k 1 office... *
HKLËM-. tu». Ab! l’on disait ...
Ju liette. Oh I ce n’est vraiment pas la peine de répéter à Madame...
HÉLI.NK. Si vraiment, je désire savoir.., '
| JULIETTE. On disait que si mademoiselle avait un amoureux, t ses promenades seraient un bon prétexte pour... helem;. Eli bien?
Juliette. Madame va croire que je suis une mauvaise langue. hli F.se. Mais non !
Juliette. Si, Madame... bouche cluse là-dessus ! hXllne. Juliette, continuez, je vous eu prie .. Vous comprenez que si les façons d’agir de Marie sont uml interprétées, t| faut que je le sache... alin.de l'éclairer sur les dangers de Sun étourderie...
Juliette. Eh bien ! Madame, puisque c’est pour le bien de mademoiselle Marie, on disait qu’elle avait loti, dans scs promenades, de causer quelquefois avec lus jeunes gens qu’elle rencontre, par hasard, dans le bois.
HELENE. Des jeunes gens ?
Juliette. Avec des hussards, surtout.
hlllne. Ah! elle cause avec des hussards?
Juliette. Oh! des officiers, Madame!
Mita. Je le pense bien !
Juliette. Et quand je dis des officiers, j’exagère ; car il parait que c’est toujours le même.
helene. Ah! c’est toujours le...
Juliette. Oui, Madame ; vous voyez que c’est bien peu de chose; mais vous savez, les houzards, c'est compromettant. hêléne. Et on ne dit pas d'elle autre chose?
Juliette. Pus autre chose, Madame ; et c’est même déjà de l’histoire ancienne ; car, depuis un mois, Mademoiselle n’est pas sortie une seule fois... hélese. Depuis un mois, dites-vous?
Juliette. Oui, Madame.
•itLENE- N’est-ce pas à celte époque que le régiment est parti Juliette, tcupira&t. Pour Alger, oui. Madame.
HELENE, ii rrgirJuii. Ah! c'est bien !... Merci, Juliette, merci. Juliette. A votre service, Madame ! (eii« «on.)