CH CE OR
Nous sommes le parfum des roses,
Nous sommes les brises de mai.
Fuyez, fuyez, esprits moroses.
L’oiseau chante son virelay.
(Danses.)
Écoute, Faust, voici les dons précieux que je t’offre.
SULPHURINE, à Faust, en lui indiquant une nymphe qui tient un riche coffret rempli d’or.
De ta jeunesse Que tout renaisse,
L’espoir, le rêve et la moisson!
Vers l'opulence,
Quand tout s’élance,
De l’or écoute la chanson.
CHOEUR
Nous sommes, le parfum des roses, etc.
(Danses )
SULPHURINE, même jeu, en indiquant la même nymphe qui présente une corbeille daus laquelle sont des pampres et des fruits.
4 Le soleil dore Ce que j’adore,
Je suis l’esprit des pampres verts.
La folle orgie.
De vin rougie.
Brave en riant les dieux pervers.
CHOEUR
Nous sommes le parfum des roses, etc.
(Danses.)
SULPHURINE, même jeu, en indiquant la nymphe qui tient une corbeille
de fleurs.
Pour nous, ardentes Ou languissantes,
La rose n’a jamais de pli.
Viens, notre ivresse Charme et caresse ;
Viens dans nos yeux puiser l’oubli.
CHOEUR
Nous sommes, etc.
(Danses.) ’
FAUST
SULPRUR1NE.
A toi la volupté!
FAUST
Non, non, ce n’est pas la volupté, c’est l’amour queie veux... Marguerite, ma vie retrouvée t’appartient tout entière... (au
cri üc Faust répond un immense éclat de rire.)
MÉPI1IST0PHÉLÊ8.
L'amour!... Ah! ah! ah!... (Faust s’élance vers le fond du théâtre.)
Suivons maître Faust, Fridolin...
FRIDOLI.N.
Et mêlons notre jeunesse à la sienne, (lis se rejoignent et se regardent.)
VAGNER.
Ah! mon Dieu.
FRIDOLIN
Ah ciel! c’est vous qui avez .. hérité des ..
VAGNER.
Comment, mon pauvre Fridolin... c’est toi qui as...
SULPHURINE, leur remettant à chacun un petit miroir.
Vous avez partagé en bons amis !
VAGNER. *
Ah! j’ai perdu ma fraîcheur, les lis de mon teint, et les roses dejnes joues.
FRIDOLIN
J’ai perdu ma beauté! Hélas! pauvre petite fleur flétrie, je n’ai plus qu’a mourir!... (Faust reparaît. — Il fait un signe de commandement à Mcphistopbélès.)
MÉPIIISTOPHÉLÉS.
Où 'allons-nous, maître?
FAUST
Chez Marguerite 1