‹ Faust drame fantastique en cinq actes, quatorze tableaux par m. Adolphe D'EnneryChapitre 20 sur 55 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

MARGUERITE, «Mise dans la pièce du rei-de-chaussée, est endormie sur

l’appui de la fenêtre, MÈPHISTOPHÉLÈS, SULPHURiNE, en costume

du pays. — Ils entrent doucement par la droite.

MÈPHISTOPHÉLÈS.

Je t’ai fait prendre la place de Marthe, sa voisine, pour que tu t’empares de l’esprit de la jeune fille.

SULPHURINE.

Pourquoi m'as-tu choisie et non pas Faust lui-raème.

MÈPHISTOPHÉLÈS.

Parce que la femme est demeurée, comme au jour de la création, le premier tentateur du inonde.

SULPHURINE.

Oh ! Le premier fut le serpent, tu le sais mieux que personne.

‘ MUPHISTOPHKLfiS.

Oui, mais l’élève a si bien profité de la leçon, que le maît e pût être mis à la retraite ! Les femmes à présent possèdent tout eutier l’art de séduire, de tromper et de perdre. C’est pour cela que, de nos jours, les serpents ne parlent plus.

SULPHURINE.

Comment tenterai-je Marguerite ?

MRPHISTOPHÉLÊS.

Tiens, voici de quoi fasciner à la fois ses yeux et son esprit.

(il lui donne un coffret.)

SULPHURINE, ouvrant le eoffret.

Oh ! les magnifiques joyaux !..

FAUST

* MÉPH1ST0PHÉLÉS.

Elle va s’éveiller; je me sauve, souviens-toi... (u disparait parle

fond, à droite.)

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