‹ Faust drame fantastique en cinq actes, quatorze tableaux par m. Adolphe D'EnneryChapitre 25 sur 55 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

MARGUERITE, MÉPH1STOPHÉLÈS.

MÉPHISTOPHÉLÉS, paraissant tout à coup et regardant Marguerite.

Au fond de l’Italie, un parfum de repentir est venu me •frapper au visage! J’ai tressailli, et j’ai pour un instant abandonné Faust aux prises avec les plus belles et les plus habiles courtisanes de Naples!.. D’un coup d'aile, j’ai franchi la distance... c’était bien Marguerite qui priait!... La lutte est ici maintenant... là, sur cette dalle où pleure l’ange tombé... Ah ! colombe blessée, tu es encore défendue par les légions célestes: mais, moi aussi, je m’appelle Légion! (il s’approche de Margue- -ite et l’enveloppe de ses regards.) ,

TABLEAU VI, SCÈNE III

MARGUERITE, sc relevant.

D’ou vient que, pour obtenir le pardon que j’implore... d’où vient que je ne peux même plus prier ! Dieu bon ! il est un mot divin !..

MÉPHISTOPHÉLÈS

Tu ne le diras pas...

MARGUERITE, agitée.

Qu’ai-je donc?., je me sens plus tremblante encore, je frissonne!.. et je ne trouve plus une parole, je ne trouve plus une larme pour dire le repentir de mon àme.

MÉPH1STOPHÉLÉS.

Qu’elle succombe et qu’elle meure d’épouvante, avant que ce repentir arrive jusqu’à Dieu ! (On entend les premières mesures d’un chant funèbre.)

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