‹ Faust et le second Faust de GoetheChapitre 17 sur 225 · VAGUER · texte numérisé non relu

VAGUER

Ali ! Dieu ! Fart est long, et notre vie est courte ! Pour moi au milieu de mes travaux littéraires, je me sens souvent mai a la tete et au cœur. Que de difficultés n’y a-t-il pas à trouver le moyen de remonter aux sources ! Et un pauvre diable peut très-bien mourir avant d’avoir fait la moitié du chemin.'

FAUST

Un parchemin serait-il bien la source divine où notre âme peut apaiser sa soif éternelle ? Vous n’êtes pas consolé, si la consolation ne jaillit point de votre propre cœur.

vaguer.

Pardonnez-moi ! C’est une grande jouissance que de se transporter dans l’esprit des temps passés, de voir comme un sage a pense avant nous, et comment, partis de loin, nous l’avons si victorieusement dépassé.

faust.

Oh! sans doute! jusqu’aux étoiles. Mon ami, les siècles écoulés sont pour nous le livre aux sept cachets; ce que vous appelez l’esprit des temps n’est au fond que l’esprit même des auteurs, où les temps se réfléchissent. Et c’est vraiment une misère le plus souvent ! Le premier coup d’œi! suffit pour vous mettre en fuite. C est comme un sac à immondices, un vieux garde-meuble, ou plutôt une de ces parades de place publique, remplies de belles maximes de morale, comme on en met d’ordinaire dans la bouche des marionnettes * • I

VAGNER.

Mais le monde! le cœur et l’esprit des hommes!... Chacun • peut bien désirer d’en connaître quelque chose.

F4UST.

Oui, ce qu’on appelle connaître. Qui osera nommer l’enfant

Page 1