‹ Faust et le second Faust de GoetheChapitre 209 sur 225 · COURONNEMENT · texte numérisé non relu

COURONNEMENT

Chansons ! mes bonnes chansons ! debout , debout , et prenez vos armes! Faites sonner les trompettes et élevez-moi

HENRI HEINE

5Ur le pavois cette jeune belle qui désormais doit régner sm mon cœur en souveraine.

Salut à toi, jeune reine !

Du soleil qui luit là -haut j’arracherai l’or rutilant et radieux, et j’en formerai un diadème pour ton front sacre. — Du satin azuré qui flotte à la voûte du ciel , et où scintillent les diamants de la nuit, je veux arracher un magnifique lambeau, et j’en ferai un manteau de parade pour tes royales épaules. Je te donnerai une cour de pimpants sonnets, de fieres terzines et de stances élégantes ; mon esprit te servira de coureur, ma fantaisie de bouffon, et mon humour sera ton héraut blasonné. Mais, moi-même, je me jetterai à tes pieds, reine, et, agenouillé sur un coussin de velours rouge, je le ferai hommage du reste de raison qu’a daigné me laisser l’auguste princesse qui t’a précédée dans mon cœui .

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