LE VIEUX PAYSAN
C’est vraiment fort bien fait à vous de reparaître ici un jour de gaieté. Vous nous rendîtes visite autrefois dans de bien mauvais temps. Il y en a plus d’un, bien vivant aujourd’hui, et que votre père arracha à la fièvre chaude, lorsqu’il mit fin à cette peste qui désolait notre contrée. Et vous aussi, qui n’étiez alors qu’un jeune homme, vous alliez dans toutes les maisons des malades ; on emportait nombre de cadavres, mais vous, vous en sortiez toujours bien portant. Tous supportâtes de rudes épreuves; mais le Sauveur secourut celui qui nous a sauvés.
TOCS.
A la santé de l’homme intrépide ! Puisse-t-il longtemps encore être utile !
FAUST
Prosternez-vous devant Celui qui est là-haut; c’est lui qui enseigne à secourir et qui vous envoie des secours.
Il va plus loin avec V agner. .
F A TJ ST
YASSER.
Quelles douces sensations tu dois éprouver4, ô grand hou des honneurs que cette fouie te rend ! O heureux qui peut<th( dons retirer un tel avantage! Le père te montre à son dis. tu cun interroge, court et se presse, le violon s’arrête, la rjM cesse. Tu passes, ils se rangent en cercle, les chapeaux L, en l’air, et peu s’en faut qu’ils ne se mettent à genoux, c® si le bon Dieu se présentait.
FAUST
Quelques pas encore jusqu'à cette pierre, et nous pou^a nous reposer de notre promenade. Que de fois je m’y assispj sif, seul, exténué de prières et de jeûnes. Riche d’espénjp ferme dans ma foi, je croyais, par des larmes, des sonpiisra contorsions, obtenir du maître des deux la fin de cette pi cruelle. Maintenant, les suffrages de la foule retentissent s q’ oreille comme une raillerie. Oh! si tu pouvais lire dansiu cœur, combien peu le père et le fils méritent tau?* renommée! Mon père était un obscur honnête homme bien bonne foi, raisonnait à sa maniéré sur la nature ets,4e vins secrets. Il avait coutume de s’enfermer avec une d’adeptes dans un sombre laboratoire où, d’après des rrf‘ infinies, il opérait la transfusion des contraires. C’était m’€ rouge, hardi compagnon qu’il unissait dans un bain tiède 1^' lis: puis, les plaçant au milieu des flammes, il les trains# d’un creuset dans un autre. Alors apparaissait, dans un la jeune reine 2 aux couleurs variées; c’était là la médecine malades mouraient ; et personne ne demandait : « Qui a gué? C’est ainsi qu’avec des éîectuaires infernaux nous avonff dans ces montagnes et ces vallées, plus de ravage que l’éfL mie. J’ai moi-même offert le poison à des milliers d’hoia^ ils sont morts, et, moi, je survis, hardi meurtrier, pour m’adresse des éloges ! *
\ . Dans cette tragédie, les personnages se disent tantôt vous, tantôt toujours suivi en cela la lettre de Poriginal. ü
2,. ÎSoîus de diverses compositions alchimiques.