‹ Faust et le second Faust de GoetheChapitre 51 sur 225 · CHŒUR · texte numérisé non relu

CHŒUR

Que s’il avait l’amour au corps !

ERAKDER .

Il courait devant et derrière ;

Il grattait, reniflait, mordait,

Parcourait la maison entière,

Où de douleur il se tordait...

Au point qu’à le voir en délire Perdre ses cris et ses efforts.

Les mauvais plaisants pouvaient dire :

« Hélas ! il a l’amour au corps ! j CHOEUR.

« Hélas ! il a l’amour au corps ! »

BRAXDER.

Dans le fourneau, le pauvre sire Crut enfin se cacher très-bien ;

Mais il se tiompait, et le pire.

C’est qu’il y creva comme un chien.

La servante, méchante fille.

De son malheur rit bien alors.

£ Ah ! disait-elle, comme il grille !

Il a vraiment l’amour au corps! »

CHOEUR

« Il a vraiment l’amour au corps ! »

SIEBEL

Comme ces plats coquins se réjouissent ! C’est un beau chefd œuvre à citer que l’empoisonnement d’un pauvre rat !

BRANDER

Tu prends le parti de tes semblables !

Page 1