‹ Faust et le second Faust de GoetheChapitre 52 sur 225 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

ÀLTMAYER.

Le voilà bien avec son gros ventre et sa tète pelée! comme on malheur le rend tendre ! Dans ce rat qui crève, il voit son portrait tout craché !

FAUST, MÉPHISTOPIIÉLÈS .

MÉPHISTOPHÉLÈS

Je dois, avant tout, t’introduire dans une société joyeuse, afin que tu voies comme on peut aisément mener la vie ! Chaque jour est ici pour le peuple une fête nouvelle ; avec peu d’esprit et beaucoup de laisser aller , chacun d’eux tourne dans son cercle étroit de plaisirs, comme un jeune chat jouant avec sa queue; tant qu’ils ne se plaignent pas d’un mal de tète, et que l’hôte veut bien leur faire crédit, ils sont contents et sans souci.

BRANDER

Ceux-là viennent d’un voyage : on voit, à leur air étranger, qu’ils ne sont pas ici depuis une heure.

FROSCH.

Tu as vraiment raison ! honneur à notre Leipzig! c’est un petit Paris, et cela vous forme joliment son monde.

SIEBEL

Pour qui prends-tu ces étrangers?

FROSCH.

Laisse-moi faire un peu: avec une rasade, je tirerai les vers 'lu nez à ces marauds comme une dent de lait. Ils me semblent ttre de noble maison, car ils ont le regard fier et mécontent.

BR A NDER .

Ce sont des charlatans, je gage !

ALTMAYER.

Peut-être.

FROSCH.

Attention ! que je les mystifie!

SS

FA l'ST

MÉPHISTOPHÉLÈS, à I’aust.

Les pauvres gens ne soupçonnent jamais le diable, qaaD{j j même il les tiendrait à la gorge.

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