PREMIÈRE PARTIE
ALTMAYER, bas.
Ils sont du Rhin, à ce que je yoîs.
MÉPHISTOPHÉLÈS
Proeurez-moi un foi et !
BRAXDER.
Qu’en voulez-vous faire ? Vous n’avez pas sans doute vos
tonneaux devant la porte.
ALTMAYER.
Là, derrière, l’hôte a déposé un panier d’outils.
MÉPHISTOPHÉLÈS prend le foret de Frosch.
Dites maintenant ce que vous voulez goûter.
FROSCH. *
Y pensez-vous? est-ce que vous en auriez de tant de sortes?
M ÉPHISTOPHÉLÈS .
Je laisse à chacun le choix libre.
ALTMAYER, à Frosch.
Ah! ah! tu commences déjà à te lécher les lèvres.
FROSCH.
Bon ! si j’ai le choix, il me faut du vin du Rhin ; la patrie produit toujours ce qu’il y a de mieux.
MÉPHISTOPHÉLÈS , picruant nn trou dans le rebord de la table, à la place où Frosch s’assied.
Procurez-moi un peu de cire pour servir de bouchon.
ALTMAYER.
Ah çà ! voilà de l’escamotage.
MÉPHISTOPHÉLÈS, à Brander.
Et vous ?
BRAKDER.
Je désirerais du vin de Champagne, et qu’il fût bien mousseux!
Mephistophélès continue de forer, et, pendant ce temps, quelqu’un a fait des bouchons, et les a enfoncés dans les trous.