LA VIEILLE
Salut’, qu’il soit le bienvenu, Le chevalier du pied cornu I
PROGTOPHANTASMIST 1
Maudites gens ! Qu’est-ce qui se passe entre vous? Ne vous a t-on pas instruits dès longtemps? Jamais un esprit ne se tient *ur ses pieds ordinaires. Vous dansez maintenant comme
nous autres hommes.
LA BELLE, dansant.
Qu’est-ce qu’il veut dans notre bal, celui-ci ?
FAUST, dansant.
Eh! il est le même en tout. Il faut qu’il juge ce que les autres dansent. S’il ne trouvait point à dire son avis sur un pas, le pas serait comme non avenu. Ce qui le pique le p us, c’est de vous voir avancer. Si vous vouliez tourner en cercle, comme il fait dans son vieux moulin, à chaque tour il trouverait tout bon, surtout si vous aviez bien soin de le saluer.
* proCTOPHAXTASMIST.
Vous êtes donc toujours là ! Non, c’est inouï. Disparaissez donc! Nous avons déjà tout éclairci; la canaille des diable, ne connaît aucun frein ; nous sommes bien prudent,, et c dant ie creuset est toujours aussi plein. Que de temps n j
1. Il serait trop long d’expliquer les mille allusions qui se cachent socles noms et dans le langage abstrait de ces personnages. Gœtae a ai cette portion de son livre, et notamment dans V Intermède suivant, la «prede quelques souverains, ministres et poëtes de son temps, en erap °>‘ nière" d’Aristophane. C’est pour, donner l’œuvre entière que nous traduisons mot a mot ces passages, dont l’ironie n’est pas toujours saiassable, ineme pom bous. Madame de Staël ayait eu raison, sans doute, de proclamer Faust ^ une œuvre intraduisible. Mais, comment cacher aux Français un poeme ont e ûit ailleurs : » Il fait réfléchir sur tout, et sur quelque chose de plus que tout. >»
FAUST
pas employé dans cette idée ! et rien ne s’épure. C'est tant inouï. 5 P‘Jüf-