‹ Faust, et le second Faust; suivis d'un choix de poésies allemandes, traduits par Gérard de Nerval. Nouv. éd., précédée d'une notice sur Goethe et sur Gérard de NervalChapitre 109 sur 185 · UNE PLUS VIEILLE · texte numérisé non relu

UNE PLUS VIEILLE

C'est le sang frais de la croissance... qui circule comme ambroisie partout le corps de ce jeune homme et s'exhale dans l'atmosphère autour de lui !

MÉPHISTOPIIÉLÈS.

C'est donc elle enlin !... Eh bien, je ne sens pas mon repos compromis. Elle est parfaite; mais sa beauté ne me dit rien !

l'astrologue.

Pour moi, je n'ai, celte fois, rien à faire davantage. Je l'avoue en honneur et le reconnais. La beauté vient là en personne; et, quand j'aurais une langue de flamme... On a beaucoup chanté de tout temps la beauté. Celui à qui elle apparaît se sent saisi, hors de lui-même. Celui à qui elle appartient possède le suprême bien!

FAUST

Âi-je encore mes yeux? Il semble qu'à travers mon ànie s'échappe à flots la source de la beauté pure ! Ma course de terreur aura-t-elle cette heureuse récompense ? Combien le monde nvélait nul et fermé ! Qu'il me semble changé depuis mon sacerdoce? Le voilà désirable enfin ! solide, durable!... Meure le souffle de mon être si je vais jamais habiter loin de toi! L'image adorée qui me charma jadis dans le miroir magique * n'était que le reflet vngue d'une telle beauté ! Tu deviens désormais le mobile de toute ma force, l'aliment de ma passion ! A toi désir, amour, adoration, délire !...

méphistophélès.

Contenez-vous ! Ne sortez pas de votre rôle.

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