‹ Faust, et le second Faust; suivis d'un choix de poésies allemandes, traduits par Gérard de Nerval. Nouv. éd., précédée d'une notice sur Goethe et sur Gérard de NervalChapitre 137 sur 185 · UN DRUIDE · texte numérisé non relu

UN DRUIDE

Voici mai qui nous sourit! la forêt s'est dégagée de ses laçons et de ses frimas. La neige a disparu, et de joyeux chants retentissent parmi la verdure nouvelle. La blanche neige s'est retirée vers les hautes montagnes : il faut cependant que nous y montions, selon la coutume antique et sainte, pour célébrer les louanges du Père de toutes choses. Que la flamme s'élève à travers la fumée : c'est ainsi que les cœurs montent à lui !

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