ESPRITS
Disparaissez, sombres arceaux! laissez la lumière du ciel nous sourire et l'éther bleu se dérouler!
Que les sombres nuées se déchirent, et que les petites étoiles s'allument comme des soleils plus doux!
Filles du ciel, idéales beautés, resserrez autour de lui le cercle de voire danse ailée.
Les désirs d'amour voltigent sur vos pas, dénouez vos ceintures et quittez vos habits flottants!
Semez-en la prairie et la feuillée épaisse oîi les amants viendront rêver leurs amour? éternelles!
0 tendre verdure des bocages ! bras entrelacés des ramées !
Les grappes s'entassent aux vignes, les pressoirs en sont gorgés ; le vin jaillit à fiots écumants; des ruisseaux de pourpre sillonnent le vert des prairies !
Créatures du ciel, déidoyez au soleil vos ailes frémissantes : volez vers ces îles fortunées qui glissent là-bas sur les flots !
Là-bas, tout est rempli de danses et de concerts; tout aime, tout s'agite en liberté.
Des chœurs ailés mènent la ronde sur le sommet lumineux des collines; d'autres se croisent en tout sens sur la surface unie des eaux.
Tous pour la vie ! tous les yeux fixés au loin sur quelque étoile chérie, que le ciel alluma pour eux 1
MÉPHISTOPHÉLÈS
11 dort : c'est bien, jeunes esprits de l'air! vous l'avez fidèlement enchanté ! c'est un concert que je vous redois. — Tu n'es pas encore homme à bien tenir le diable ! —