‹ Faust, et le second Faust; suivis d'un choix de poésies allemandes, traduits par Gérard de Nerval. Nouv. éd., précédée d'une notice sur Goethe et sur Gérard de NervalChapitre 53 sur 185 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

LA SORCIÈRE

Puisse ce petit coup vous faire du bien !

MÉPHISTOPHÉLÈS, à la sorcière.

Et, si je puis quelque chose pour toi, fais-le-moi savoir au sabbat.

LA SORCIÈRE

Voici une chanson ! chantez-la quelquefois, vous en éprouverez des effets singuliers.

MÉPHISTOPHÉLÈS, à Faust.

Viens vite, et laisse-toi conduire ; il est nécessaire que tu transpires, afin que la vertu de la liqueur agisse dedans et dehors. Je te ferai ensuite apprécier les charmes d'une noble oisiveté, et tu reconnaîtras bientôt, à tes transports secrets, l'intluence de Gupidon, qui voltige çà et là autour du monde dans les espaces d'azur.

FAUST

Laisse-moi jeter encore un regard rapide sur ce miroir; cette image de femme était si belle !

, MÉPHISTOPHÉLÈS

Non! non! tu vas voir devant toi, tout à l'heure, le modèle des femmes en personne vivante, (a pan.) Avec cette boisson dans le corps, tu verras, dans chaque femme,' une Hélène.

Page 1