‹ Faust, et le second Faust; suivis d'un choix de poésies allemandes, traduits par Gérard de Nerval. Nouv. éd., précédée d'une notice sur Goethe et sur Gérard de NervalChapitre 54 sur 185 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Une rue.

FAUST, MARGUERITE, passant.

FAUST

Ma jolie demoiselle, oserai-je hasarder do voiis offrir mon bras et ma conduite"?

MARr.UEHITE.

Je ne suis ni demoiselle ni jolie, et je puis aller à ma maison sans la conduite de personne.

Elle se débarrasse et s'enfuU.

FAUST

Par le ciel ! c'est une belle enfant : je n'ai encore rien vu de semljlable ; elle semble si honnête et si vertueuse, et a pourtant en même temps quelque chose de si piquant! De mes jours, je n'oublierai la rougeur de ses lèvres, l'éclat de ses joues ! comme elle baissait les yeux ! .\h ! elle s'est vite dégagée!... il y a de quoi me ravir!

Méphistophélès s'avanoe.

Kcouie, il faut nu* faire avoir la jeune fille.

MKPHISTOPHÉLÈS.

El laquelle?

FAUST

Olle qui passait ici tout à l'heure.

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