DEUXIÈME PARTIE
MARGUERITE
Voisine, votre flacon !
Elle tombe en. défaillance.
ÎViiit du sabbat. — Montagne de Harz, — Vallée ^e Scbirk, et liésert. MÉPHISTOPHÉLÈS.
N'aurais-tu pas besoin d'un manche ja balai? Quant à moi, je voudrais bien avoir le bouc le pVus solide... Dans
ce chemin, nous sommes encore loin du|but.
Tant que je me sentirai ferme sur mes jambes, ce bàlon noueux me suffira. A quoi servirait-il de raccourcir le chemin? car se glisser dans le labyrinthe des vallées, ensuit» gravir ce rocher du haut duquel une source se précipite en bouillonnant, c'est le seul plaisir qui puisse assaisonner une pareille route. Le printemps agit déjà sur les bouleaux, et les pins mêmes commencent à sentir son influence : ne doit-il pas agir aussi sur nos membres?
MÉPHISTOPHÉLÈS
Je n'en sens vraiment rien, j'ai l'hiver dans le corps ; je désirerais sur mon chemin de la neige et de la gelée. Comme le disque épais de la lune rouge élève tristement son éclat tardif 1 II éclaire si mal, qu'on donne à chaque pas conlre un arbre ou contre un rocher. Permets que j'appelle un feu follet : j'en vois un là-bas qui brûle assez <lrôlement, — Holà! l'ami! oserais-je t'appeler vers nous? Pourquoi flamber ainsi inutilement? Aie donc la complai- -sance de nous éclairer jusque là-haut.