‹ Faust, et le second Faust; suivis d'un choix de poésies allemandes, traduits par Gérard de Nerval. Nouv. éd., précédée d'une notice sur Goethe et sur Gérard de NervalChapitre 81 sur 185 · LE FOLLET · texte numérisé non relu

LE FOLLET

Je m'aperçois bien que vous êtes le maître d'ici, et je m'accommoderai à vous volontiers. Mais songez donc! la montagne est bien enchantée aujourd'hui, et, si un feu follet doit vous montrer le chemin, vous ne pourrez le suivre bien exactement.

FAUST, MEPHISTOPHÉLÈS, LE FOLLET

CHCEUR ALTERNATIF.

Sur le pays des ctiimères Notre vol s'est arrêté :

Conduis-nous en sûreté Pour traverser ces bruyères.

Ces rocs, ce champ dévasté.

Vois ces arbres qui se pressent Se froisser rapidement; Vois ces rochers qui s'abaissent Trembler dans leur fondement.

Partout le vent souffle et crie.

Dans ces rocs, avec furie, Se mêlent fleuve et ruisseau; J'entends là le bruit de l'eau, Si cher à la rêverie !

Les soupirs, les vœux flottants.

Ce qu'on plaint, ce qu'on adore...

Et l'écho résonne encore Comme la voix des vieux temps.

Ou hou! chou hou! retentissent Hérons et hiboux gémissent, Mêlant leur triste chanson; On voit de chaque buisson

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