SCÈNE II MARGUERITE, SIEBEL
SIEBEL, s'approchant doucement de MarguoriM.
Marguerite !
MARGUERITE
Siebel!...
SIERRL.
Encor des pleurs!
MARGUERITE, se levant.
Hélas!
Vous seul ne me maudissez pas!
SIEHEI..
Je ne suis qu'un enfant, mais j'ai le cœur d'un homme Et je vous vengerai de son lâche abandon! Je le tuerai!
MARGUERITE
Qui donc?
SIEBEL
Faut-il que je le nomme?
L'ingrat qui vous trahit!...
MARGUERITE
Non!... taisez-vous!...
SIEBEL
Pardon!
Vous l'aimez encore?...
MARGUERITE
Oui!... je l'attends!... et je pleure!... Je veille nuit et jour; j'écoute passer l'heure!... Mais ce n'est pas à vous de plaindre mon euuui J'ai tort, Siebel, de vous parler de lui!...
SIEBEL
Versez vos chagrins dans mon âme!
Mou fol amour s'est endormi!
11 ne m'est resté de sa llamme Que la.teudresse d'un ami!
Hôlas ! ne mettez pas en doute Ce dévouement silencieux!...
Mon cœur a reçu goutte à goutte Les pleurs qui tombeut de vos yeux!...
Soyez béni, Siebel! votre amitié m'est douce!
Ceux dont la main cruelle me repousse, l N'ont pas fermé pour moi la porte du saint lieu • ^ J y vais pour mon enfant... et pour lui prier Dieu !
l ^^^^ «of' ; Siebel la euit à pas lenU.