SCÈNE II MARGUERITE, FAUST
FAUST
Mon cœur est pénétré d'épouvante! — 0 torture! 0 source de regrets et d'éternels remords ! C'est elle ! — La voici, la douce créature, Jetée au fond d'une prison Comme une vile criminelle !
Le désespoir égara sa raison!...
Son pauvre entant, ô Dieu!... tué par die !... Marguerite!
MARGUERITE, s'éveillant.
Ah ! c'est lui ! — c'est lui ! le bien-aimé !
Elle se lève.
A son appel mon cœur s'est ranimé.
FAUST
Marguerite !
MARGUERITE
Au milieu de vos éclats de rire, Démons qui m'entourez, j'ai reconnu sa voix !
FAUST
Marguerite !
MARGUERITE
Sa main, sa douce main m'attire!
Je suis libre! il est là! je l'entends ! je le vois!
Oui, c'est moi! je t'aime!
Malgré l'effort même
Du démon moqueur,
Je t'ai retrouvée!
Te voilà sauvée !
Viens, viens sur mon cœr.rï