‹ Faust, opéra en cinq actesChapitre 55 sur 96 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

MARGUERITE

Qui, c'est toi ! je l'aime !

Les fers, la mort même Ne me font plus peur 1 Tu m'as retrouvée !

Me voilà sauvée 1 Je suis sur ton cœur !

FAUST

Viens, suis-moi ! — hâtons-nous

Il veut l'entrainer.

MARGUERITE, se dégageant doucement de ses bras.

Attends!... voici la rue,

Où tu m'as vue

Pour la première fois!...

Où votre main osa presque effleurer mes doigts ! « — Ne permettrez-vous pas, ma belle demoiselle, Qu'on vous offre le bras pour faire le chemin? » — a Non, monsieur, je ne suis demoiselle ni belle, Et je n'ai pas besoin qu'on me donne la main ! »

Oui, mon cœur se souvient ! — Mais fuyons ! l'heure passe !

MARGUERITE, s'appuyait amoureusement sur son bras.

Ah ! reste encore ! et que ton bras Comme autrefois au mien s'enlace !...

FAUST

0 ciel ! elle ne m'entend pas !

MARGUERITE

Embrassez-moi, seigneur ! ou bien je vous embrasse !

Méphistophélès reparaît.

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