VALENTIN, SIEBEL
VALENTIN
Eh bien! Siebel, tu as l’air tout étonné de me revoir, mon garçon. — Me croyais-tu mort? — Ahl j’avoue que la guerre a été meurtrière I — Ce pauvre Wagner y est resté!
ACTli IV, SCftNE II. 55
s I eAkl.
Wagner!...
VALENTIN
A la première escarmouche, comme le lui avait prédit ce méchant sorcier! — Nous l'avons enterré sur le champ de bataille et j’ai planté une croix sur sa tombe. — Dieu ail .son âme! — .Moi, vois-tu, j’avais un talisman contre la
mort. (Tiraat de ta poitrine la mddaillo de Marguerite.) G eSt CCttO
médaille, que m’avait donnée Marguerite !... Mais nous causerons de tout cela les pieds sur les chenets, en vidant une
vieille bouteille! ( Faisant un pat vert la maîton de Marguerite-)
Viens!
SIEBEL
Non, n’entre pas!
VALENTIN
Pourquoi?— Tu détournes la tète! — tu fuis mon regard! — Siebel, explique toi! — je le veux!
SIEBEL
Eh bien!... Non, je ne puis!
VALENTIN
Mon Dieu!... qu’esl-il arrivé à Marguerite?
SIEBEL
Sois clément, Valentin! — Pardonne-lui!...
Lui pardonner!... Non ! ce n’est pas vrai, (u a-éunco Tert U
msiton.)
SIEBEL, roulant le retenir-
Valentin !...
VALENTIN
Laisse-moi. ( U entre dans la malsou.)
SIEBEL
Ah! qu’elle ne revienne pas ici ! (u m ai rige Topi l'ëglifs. — L»
nuit tombe. — Fau.t et Mëphistophélès ptraissent au fond.)
FAUST