‹ Faust opera en cinq actesChapitre 50 sur 64 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

FAUST, MÉPHISTOPHÉLÈS, une guitare tous

son manteau.

FAUST

Vois-tu trembler à travers ces vitraux la lueur de la lampe sainte? — Elle devient de plus en plus faible et semble répandre plus d’obscurité que de lumière! — C’est ainsi qu’il fait nuit dans mon âme!

MÉPHISTOPHÉLÈS

Voyez combien je suis plus sage que vous! — 11 fait jour dans la mienne, en admettant que j’en aie une; et je frémis de plaisir en songeant à la belle nuit de Walpurgis qui nous revient après demain. — Là, du moins, on ne soupire pas et l’on sait pourquoi Ton a les yeux ouverts.

FAUST

Regarde, voilà sa maison! — C’est là quelle me pleure; c’est là qu’elle passe à m’attendre les nuits et les jours!...

MÉPHISTOPHÉLÈS

Pourquoi l’avez-vous quittée ?

Parce que je voulais l’arracher à ton infernale puissance!

MEPHISTOPH ÉLÈS.

Vous prétendez voler e,t vous avez le vertige!

FAUST

Trêve de raillerie! — Si quelqu’un doit souffrir ce n’est pas elle, c’est moi.

MÉPHISTOPHÉLÈS

Entrons-nous dans la maison?

FAUST

Au moment d’en franchir le seuil, j’hésite, je tremble d’y apporter le malheur avec moi.

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