‹ Faust opera en cinq actesChapitre 60 sur 64 · LE CHOEUR · texte numérisé non relu

LE CHOEUR

Que les coupes s’emplissent Au nom des anciens dieux!

Que les airs retentissent De nos rires joyeux !

MÉPHISTOPIIHLE^, otTr&at uoe coups à Fau»i.

Pour guérir la fièvre De ton cœur blessé,

Prends cette coupe et que ta lèvre Y puise l’oubli du pjissé!...

FAUST

Vains remords, — risible folie!

Il est temps que mon cœur oublie !

Donne et buvons jusqu’à la lie!

(il tiUit un* coupo et U porte à eee lèrret. )

Doux nectar, en ton ivresse Tiens mon cœur enseveli !

. Qu’un baiser de feu caresse

Jusqu’au jour mon front pâli !

Dans la coupe enchanteresse Four jamais je bois l’oubli!

Volupté, devant tes charmes Se réveille le désir !

Laisse nous loin des alarmes Au passage te saisir.

Et noyons l’amour en larmes Dans la joie et lo plaisir !

(il écarto tout k coup la coupe de aee lèrree et semhle écouter une roix loiutaine qui lui parle. — Le uom de Marguerite s'échappe de ea bouche, Kos genoux fléchUaont, ses mains ee tendent rers le fantôme in* Tiaible qui rappelle, l'ombre xe fait peu k peu autour de lui. — Let courtisanes a'éloignont et dUparaUsent. ]

Que ton ivresse, o volupté!

Etouffe le remords en sou cœur enchanté !

(Paust ae rclkre et jette la coupe loin de lui. — Lo palaia a’écrouie arec fracas. )

FAUST

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