LE CHOEUR
Que les coupes s’emplissent Au nom des anciens dieux!
Que les airs retentissent De nos rires joyeux !
MÉPHISTOPIIHLE^, otTr&at uoe coups à Fau»i.
Pour guérir la fièvre De ton cœur blessé,
Prends cette coupe et que ta lèvre Y puise l’oubli du pjissé!...
FAUST
Vains remords, — risible folie!
Il est temps que mon cœur oublie !
Donne et buvons jusqu’à la lie!
(il tiUit un* coupo et U porte à eee lèrret. )
Doux nectar, en ton ivresse Tiens mon cœur enseveli !
. Qu’un baiser de feu caresse
Jusqu’au jour mon front pâli !
Dans la coupe enchanteresse Four jamais je bois l’oubli!
Volupté, devant tes charmes Se réveille le désir !
Laisse nous loin des alarmes Au passage te saisir.
Et noyons l’amour en larmes Dans la joie et lo plaisir !
(il écarto tout k coup la coupe de aee lèrree et semhle écouter une roix loiutaine qui lui parle. — Le uom de Marguerite s'échappe de ea bouche, Kos genoux fléchUaont, ses mains ee tendent rers le fantôme in* Tiaible qui rappelle, l'ombre xe fait peu k peu autour de lui. — Let courtisanes a'éloignont et dUparaUsent. ]
Que ton ivresse, o volupté!
Etouffe le remords en sou cœur enchanté !
(Paust ae rclkre et jette la coupe loin de lui. — Lo palaia a’écrouie arec fracas. )
FAUST