‹ Faust opera en cinq actesChapitre 62 sur 64 · MARGUERITE, FAUST · texte numérisé non relu

MARGUERITE, FAUST

FAUST

Mon cœur e.st pénétré d’épouvante! — O torture '

U source de re^rrets et d’éternels remords !

1/ est elle . — La voici, la douce créature,

•Tetée au fond d’une prison Comme une vile criminelle !

Le désespoir égara sa raison !...

Son pauvre enfant, ô Dieu !... tué par elle ’ Marguerite!

MABGÜERITE, s-éreillant.

Ah ! c est lui ! — c’est lui ! le bien-aimé !

(eUo se lève .)

A son appel mon cœur s’est ranimé.

Marguerite !

marguerite.

r,. . , Au milieu de vos éclats de rire.

Démons qui m’entourez, j’ai reconnu sa voix !

Marguerite !

FAUST

MARGUERITE

T • mai», sa douce main m’attire!

Je SUIS libre, il est là! je l’entends! je le vois!

FA UST.

Oui, c’est moi ! je t’aime !

Malgré l’effort même Du démon moqueur,

Je t’ai retrouvée !

Te voilà sauvée !

Viens, viens sur mon cœur !

marguerite.

Oui, c’est toi, je t’aime !

Les fers, la mort même.

Ne me font plus peur!

Tu m’as retrouvée !

FAUST

Me voilà sauvée!

'Je suis sur ton cœur!

FAUST

Viens, suis moi ! — hâtons-nous !

(il veut l'eutraliier. 1

MARGUERITE, se dégageant doucement de ses bras.

Attends!... voici la rue Où tu m’as vue Pour la première fois !...

Où votre main osa presque effleurer ines doigts !

" — Ne permettrez-vous pas, ma belle demoiselle.

Qu’on vous offre le bras pour faire le chemin? »

•— « Non, monsieur, je ne suis demoiselle ni belle.

Et je n’ai pas besoin qu'on me donne la main ! »

FA ü.ST.

Oui, mon cœur se souvient ! — Mais fuyons! l’heure passe!

MARGUERITE, s'appuyant amoureusement sur son bras.

Ah ! reste encore ! et que ton bras Comme autrefois au mieu s’enlace!...

O ciel ! elle ne m’entend pas !

MARGUERITE

Einbrassez-moi, seigneur ! ou bien je vous embrasse! ‘

(Méphistuphélès reparaît.)

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