ACTE PREMIER
glisse dans le fond, dorrièro les deux fcmincs que la iieur a rapprochées, Lœnas so précipite de son escabeau, et se cache îi droite, derrière un meuble.)
CRISFINL'S, levant les bras au ciel.
Chez moi!... chez Crispiiuis!... un nid de conspirateurs !... esl-ce croyable?...
BASEUS, avec mépris.
Demandez-le à ces femmes qui Iremblent, — à ces hommes qui se cachent!...
HECTOR, se dressant de toute sa taille.
Moi?...
BASEUS, montrant l'cscabcau de Lœnas.
A ce misérable poêle qu'on est sûr de rencontrer cliez tous les ennemis de Marc-Aurèle !
LCENAS, à part.
Où fuir?... on m'a reconnu!... je suis mort!
CRISPINUS, vivement, et comme soulagé.
Ah ! c'est de Lœnas que vous parlez ?... celui-là, je vous le donne. (Levant les yeux au ciel.) Comme OU est trompé, dans la vie !
LŒXAS, h part, serrant le poing.
Digne Crispinus, — lu me payeras cela, — si je m'en tire !...
CRISPINUS, cherchant.
Mais où est- il donc?
BASEUS.
Ne le cherchez pas, il se cache comme les autres.
HECTOR, d'une voix tonnante, montrant Basons.
Cet homme a décidément la vue faible, pour parler de gens qui se cachent, quand je suis debout devant lui! (il tire son cpéc, et se range près d'.\per.)
APER
Merci, mon brave Hector !... (Avec intention, en regardant Antonius
toujours immobile.) On reconnaît SCS amis!... on s'en souviendra !... (Tirant un poignard do son sein, et le dirigeant vers Bascus.j
Qu'il avance !...
CRISPINUSj hors de lui-même.
Comment! réfléchissez! ordre formel... une révolte !... (Cou-
rant àBaseus.) Hcure'jsoment pour moi, que mes opinions sont connues! (Bas, revenant à Cassius.) AUons, mon ami, mon illustre ami!... laissez-vous emmener sans esclandre, c'est dans votre intérêt, (appuyant) dans le vôtre!... ordre de César!... songez-y!... du meilleur des princes! (Prenant Lampadio à témoin.) C'est ce que je le disais encore ce malin, Lampadio ! le meilleur des princes. (Montrant l'esclave à Baseus.) Il est prêt à le Soutenir dans les convulsions de la torture !... nous allons essayer... faites rougir les l'ers. (Retournant à Cassius.) Voyons, je vous en prie, un peu de courage moral ! un el'fort !... faitesle pour moi. (ABaseus.) Vous pensez bien, général, que je ne pouvais pas m'attendre à de pareilles monstruosités!... (Retournant à cassius et à ses deux amis.) Quoi! toujours ! dans ma maison! desépées nues!... (D'un ton résolu.) Mais alors, permettez, vous vous condamnez vous-mêmes!... je ne suis pour rien dans tout cela. Vive César !...
BASEUS, froidement à Cassius.
Vous m'avez entendu, Avidius Cassius?
CRISPINUS, près de Baseus.
Vous l'avez entendu, Avidius...
CASSIUS, raillant.
Je suis sourd, par moments!... effet des longues campagnes, — vous n'avez pas cet inconvénient-là, général! BASEUS, d'une voix éclatante.
Quelque sourd que vous soyez, je parlerai assez haut , pour vous emplir les deux oreilles! (Appelant.) A moi, prétoriens!
(Entrée des soldats qui se massent près de Baseus.)
ANTONIUS, s'élançant, l'épce à la main, près de Cassius.
A la bonne heure, maintenant! c'est un vrai combat, — j'en veux être?
CRISPINUS, effaré et so faisant un rempart des deux femmes. Par tous les dieux de l'Olympe!... (s'adrjssant à Cassius.) je
proteste formellement!... (a Baseus.) Je vous jure!...
CASSIUS, retenant ses amis.
Arrêtez! bas les armes! voire vie m'est trop précieuse pour que je veuille la risquer dans une lutte impossible!... je me
rends!... (Crispinus baise un pan do sa tunique.)
HECTOR, brandissant son épée, et lui barrant le passage.
Jamais!...