ACTE PREMIER
CRISIMNUS, désespéré.
ThIscz-vous donc! (a part.) Ça allail si bien.
APER, se plaçant avec Antonius près d'Hector. Plutôt la mon!
CRISPINUS, tordant ses bras.
Quelle frénésie 1
CASSIUS, monlraut à ses amis Crispinus, Sisenna, et les places vides.)
iV'e vuyez-vous pas, camarades, que nous sommes enlouros de lâches qui nous abandonnent ? (Il les écarte, et se place fièrement devant Baseus.)
APER
Eh bien, nous aurons tous le même sort!
BASEUS, le repoussant du geste.
Je ne chasse qu'au lion, — les chacals sont libres!
LOENAS, a part, il a rampé sans être remarqué, jusqu'à la porto.
Aujourd'hui la grosse pièce, — demain le menu giberl...
cachons-nous!... (Il disparait.)
CASSIUS, se tournant vers ses amis consternés.
Adieu donc, mes braves amis!... ne me pleurez pas, — plaignez Rome!... les Ét;its sont bien malades, quand des gens de celle sorte... (il montre du doigt Cascus) peuvent arrêter
des honmies comme moi!... (Faisant un pas vers les prétoriens.)
Quant à vous, soldais de la ville, marchons!... je n'ai rien à vous dire, — je ne vous ai pas connus dans les batailles !,.. (il
sort dédaigneusement avec les gardu's et Baseus.)
CRISPINUS, multipliant ses démonstrations.
Vive César!... vive Marc-Aurèle!... (Courant à Lampadio.) Écris, écris, Lampadio!... (avec plus de force encore) en grosses lettres comme une enseigne : c'est ici la maison d'un homme qui n'a pas peur d'aflicher ses opinions sur sa porte. Vive Gésarl vive Baseus! (ll tombe épuisé dans les bras de Lampadio.)