‹ Faustine; drame en cinq actes, en neuf tableauxChapitre 23 sur 89 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

CRISIMNUS, désespéré.

ThIscz-vous donc! (a part.) Ça allail si bien.

APER, se plaçant avec Antonius près d'Hector. Plutôt la mon!

CRISPINUS, tordant ses bras.

Quelle frénésie 1

CASSIUS, monlraut à ses amis Crispinus, Sisenna, et les places vides.)

iV'e vuyez-vous pas, camarades, que nous sommes enlouros de lâches qui nous abandonnent ? (Il les écarte, et se place fièrement devant Baseus.)

APER

Eh bien, nous aurons tous le même sort!

BASEUS, le repoussant du geste.

Je ne chasse qu'au lion, — les chacals sont libres!

LOENAS, a part, il a rampé sans être remarqué, jusqu'à la porto.

Aujourd'hui la grosse pièce, — demain le menu giberl...

cachons-nous!... (Il disparait.)

CASSIUS, se tournant vers ses amis consternés.

Adieu donc, mes braves amis!... ne me pleurez pas, — plaignez Rome!... les Ét;its sont bien malades, quand des gens de celle sorte... (il montre du doigt Cascus) peuvent arrêter

des honmies comme moi!... (Faisant un pas vers les prétoriens.)

Quant à vous, soldais de la ville, marchons!... je n'ai rien à vous dire, — je ne vous ai pas connus dans les batailles !,.. (il

sort dédaigneusement avec les gardu's et Baseus.)

CRISPINUS, multipliant ses démonstrations.

Vive César!... vive Marc-Aurèle!... (Courant à Lampadio.) Écris, écris, Lampadio!... (avec plus de force encore) en grosses lettres comme une enseigne : c'est ici la maison d'un homme qui n'a pas peur d'aflicher ses opinions sur sa porte. Vive Gésarl vive Baseus! (ll tombe épuisé dans les bras de Lampadio.)

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