SCÈNE VIII FAUSTINE, DAPHNÉ
FAUSTINE, appelant, d'une voix palpitante.
Daphnél... (comme personne ne vient, elle se précipite vers la porte de droite.) Daphllé!... (Dapbné paraît sur le seuil.) Ke l'aligue pluS
les dieux! cesse luus les horoscopes I... Marc-Aurèle se cliarge lui-même de justifier ton oracle!...
DAPHNÉ, s'avançant avec sollicitude.
Que dites-vous?...
Je dis que, sourd à tous les conseils, — insensible à toutes les prières, il part avec son armée!... (Mouvement de Daphné.) Il part demain, — compreuds-iu?
DAPHNÉ
Lui!
FAUSTINE, avec amertume.
Non content désormais de ces angoisses de chaque jour que sa longue convalescence me donne à Rome, il va chercher de gaieté de cœur une mort inévitable dans les laligues d'une campagne — sur les bords glacés du Danube I...
DAPHNÉ
Mais par vos supplications, par vos larmes...
FAUSTINE, l'iuterrompant.
Que peuvent des larmes de femme contre cette volonté froide aussi inébranlable que le destin!... Il partira, tedis-je, nous abandonnant sans défense aux hasards d'une catastrophe certaine, — sur ce soi qui dévore ses maîtres, dans celte Rome terrible où la couronne ne tombe qu'avec la tête qui la porte!
DAPHNÉ
Grands dieux!
FAUSTINE, amèrement.
Voilà l'avenir que sa sagesse nous prépare !
DAPHNÉ
Mais alors... tout esl perdu!...
Non, peut-être I... un espoir me reste !... une issue!... mais