BLANCHE, LÉONCE
léonce, vivement.
Ecoutez-moi, Blanche, j'ai besoin d'être seul avec vous...
BLANCHE
Vous m'effrayez.
léonce, avec agitation.
Je ne voulais pas... je ne devais pas revenir... je m'y étais engagé; mais un dernier devoir envers vous... et aussi une dernière joie...
blanche.
Votre agitation, votre trouble me gagnent malgré moi... Vous serait-il survenu quelque malheur?
LÉONCE
Blanche!
BLANCHE
Oh! alors, contez-moi vos souffrances... comme autrefois... lorsque nos deux enfances s'appuyaient l'une sur l'autre.
LÉONCE
Autrefois... vous étiez pour moi une sœur chérie... et, aujourd'hui...
BLANCUE.
Aujourd'hui. . je suis votre amie... votre amie dévouée... en qui, j'espère, vous avez pleine confiance. . .
LÉONCE
Une amie, vous, Blanche !... Ah ! si voussaviez comme ce mot dans votre bouche est doux pour le cœur du malheureux qui l'entend.
BLANCHE
Vous, malheureux, Léonce!...
LÉONCE
Oh! oui!... et penser qu'avant hier, à ce bal... derrière votre éventail, nous causions... Je vous disais