‹ Faute d'un pardon, drame en cinq actes et en proseChapitre 27 sur 69 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

léonce, avec une agitation fébrile.

Non, non ! pas même cette dernière consolation... Je suis condamné non-seulement au malheur, mais au silence le plus absolu... Je ne puis vous dire qu'une chose... c'estqu'unc chaîne éternelle pèse sur moi... une chaîne que je maudis... une chaîne que je ne peux briser... car ce n'est point la force, ce n'est point l'intérêt, ce n'est point l'amour qui Ta rivée... c'est l'honneur... blanche, à part.

Que croire ?

LÉONCE

Et pourtant, j'aurais été si heureux... une femme comme vous, Blanche... à aimer... à protéger. Un espoir, un avenir, et renoncer à tout cela.

BLANCHE

Eh bien! eh bien! s'il faut nous séparer, je ne vous demande plus rien... que du courage... J'enaurai, moi !

LÉONCE

ïî vous en faudra plus que vous ne pensez, Blanche.

BLANCHE

Que voulez-vous dire?

LÉONCE

La raison qui nous sépare ne doit être soupçonnée de personne au monde... Si la rupture de notre mariage déjà presque ébruité venait de moi, ce refus pourrait mettre sur les traces de la vérité... W faut que la résistance à notre union paraisse venir de vous... de Vous seule.

BLANCHE

De moi ?... Mais c'est impossible. Que dire?... Quel prétexte alléguer?

LÉONCE

Vous inventerez je ne sais quelle question d'argent.

Est-ce que je peux paraître marchander votre affection ?

LÉONCE

Eh bien ! vous {lirez que vous ne m'aimez pas...

blanche, à 'part, avec larmes.

Je ne pourrai jamais.

LÉONCE

On vient. Le comte. Secondez-moi, par pitié; un mot de vous seulement.

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