ACTE 11, SCÈNE XII
le comte, à part.
Il doit Tavoir encore.
STÉPHEN
Et puis, quelle prétention incroyable de vouloir revenir sur une affaire passée!... et à quel propos encore?...
LE COMTE
A quel propos!... à ce propos que la lettre est de M. de Norbourg... qui aime... qui a séduit peut-être Henriette !... tu dois bien le savoir, toi qui étais son confident...
STÉPHEN
Oh! la bonne idée! M. de Norbourg qui était venu au château pour demander en mariage Mlle de Lussac !
LE COMTE
Ce mariage n'a pas lieu, tu le sais bien...
STÉPHEN
Mais s'il se renouait?
LE COMTE
S'il se renouait!... s'il se renouait, cela ne me dirait pas ce que contient cette lettre que tu refuses de me livrer... Mais puisque je ne suis entouré que de menteuses affections, je sauraiseul avoir satisfaction de tout ceci. Au revoir,Stépben!...Tu vas chez Henriette; dislui que si elle est pure, ma vie est à elle; mais que si elle était coupable... si elle était coupable !...
STÉPHEN
Eh bien?
le comte, sortant.
Jamais de pardon!