SCENE XVII
LÉONCE, BLANCHE, LE COMTE, HENRIETTE, puis STÉPHEN.
HENRIETTE, à part.
Ciel ! Léonce... Blanche!
stéphen, paraissant au fond, a part.
Tout est perdu !
le comte, à Henriette.
Parlez... et quand M. de Norbourg s'introduit ici la nuit, veuillez, au défaut de M1,e de Lussac, qui a le droit de garder ici le silence, veuillez, je vous l'ordonne, nous dire si vous saviez pour qui de vous deux il venait.
HENRIETTE
Monsieur !
stéphen, à part, en s' avançant.
Il n'est plus qu'un parti... Le ciel me le pardonnera. (Haut.) Eh bien ! moi, que tu prétends être le confident de M. de Norbourg, (Regardant Henriette.) j'affirme qu'il venait ici retrouver Mlle de Lussac. blanche, avec indignation.
Moi!.., (A par t.) Mais si je le démens, elle est perdue.
HENRIETTE, (l part.
Elle se laisse accuser... pour me sauver.
LE COMTE
Vous étiez ici avec M. de Norbourg, mademoiselle... Et, après ce quevousvenezd'entendre, pardonnez-moi de vous le dire, votre silence serait une confirmation... Vous vous laiscz...
HENRIETTE, à part.
Elle a sacrifié son honneur' Elle dépasse son devoir. A moi de remplir le mien... (S'avançant appuyée sur le dossier d'un fauteuil.) 0 ui , monsieur, Léonce venait ici pour M1,e de Lussac. Il doit donc lui offrir en réparation et son nom et sa main. Cette fois Mlle de Lussac ne le refusera plus.
Elle se laisse tomber sur le fauteuil.
léonce, à part.
OcicI!
stéphen, à Henriette.
Oh ! bien ! bien! mon enfant... (.4 part.) Elle m'a compris.
le comte, à part.
Que penser, maintenant?
léonce, bas à Blanche.
Blanche, vous vous êtes sacrifiée.
blanche.
Par pitié pour elle seule.
LÉONCE
Mais bientôt... lebonheur qu'on nous permet... Bientôt le mariage...
blanche, avec fermeté. Jamais!
le comte, qui les examine, à part.
Jamais !