ACTE 111, SCÈNE V
rez pas... vous aurez pitié de moi sur le bord de l'abîme où je me retiens de mes mains glissantes, où j'appelle de ma voix éteinte... Vous ne refuserez pas de me tendre une main innocente et libératrice... Oh! tenez... il me semble que tout mon être est brisé... que la vie m'abandonne... (Désespérée,) 0 mon Dieu ! mon Dieu !
BLANCHE
Madame!
Henriette, reprenant ses forces.
J'achèverai ma tâche... je me le suis promis. Oh! croyez-moi bien, il a falluune terrible fatalité pour qu'une femme vînt ainsi humilier ses fautes devant la jeune fille qui est pure... qui le sera toujours... Oh! dites-moi bien vite que vous ne rendrez pas inutile ce dernier sacrifice, le plus affreux de tous... Dites-moi que ce n'est pas en vain que vous avez vu toute la rougeur de mon front... (Elle se courbe devant Blanche.)
blanche, la relevant vivement.
Oh ! relevez-vous! relevez-vous, madame!... mais, par grâce, n'insistez pas !... L'expiation... le repos vous sont encore permis, sans imposer cette violence à un cœur blessé, où M. Léonce est étranger désormais.
Henriette, à part. Elle ne l'aime pas !
s c en s v.