SCENE VI
Les Mêmes, LOUISE.
LOUISE, à elle-même.
Refusée ! quand c'est pour lui que je ne voulais pas me marier! que je rendais mon père malheureux! Ah! j’étais bien coupable! mais mon parti est pris. (A son père.) Eh bien! cette grande colère T
BBACPLAN.
Ce n’était rien, un malentendu ; nons sommes parfaitement d'accord.
LOUISE
Que c’est heureux.1 En effet, il y a de ces erreurs dont on croit ne pouvoir jamais revenir; et souvent il suffit d'une réflexion. C’est comme moi.
BEAUPLAN.
Comme toi !
LOCISE.
Oui; tout-à-l’beure je me suis consultée, et j'ai compris combien j’étais injuste, déraisonnable, de m’opposer aux projets que tu as formés ! Mon bon père ! ah! c’est par toi que je suis aimée, par toi seul, je le sens, et je ne veux plus avoir de pensée que pour ton bonheur. Dispose de moi ; je souscris à tout. Je me marierai quand tu voudras.
BEADPLAN, OVCê joie.
O ciel!
bldm, à lui-même.
Quel changement!
bbauplan.
Ma fille ! ma chère Louise 1 11 y a si long-temps que j’attendais cette marque de confiance ! Qui est plus intéressé que moi à ce que tu sois heureuse! Aussi, ne crains rien! je ferafuu bon usago du pouvoir que lu me donnes... je ne me presserai pas! j'y mettrai le temps!
le domestique, entrant.
M. le baron de Tborcy est au salon.
BEADPLAN.
Eh bien! conduisez-le ici! (Le domestique sort.
A Louise.) Je veux te choisir le plus gentil petit mari! Ce ne sont pas les partis qui manqueront!
11 n’y a pas un jeune homme qui ne s’empresse... demande à Blum... [Bus a Bluw.) Dis-lui donc un mot aimable... qu’elle ne puisse soupçonner... blum, avec nnbnrrns.
Certainement, mademoiselle... qui ne serait
heureux, fier de mériter votre main... (A part.) L'épouser, c'est une singulière idée que son père avait eue là! I
Il retourne à une table.
LOUISE, à elle-même.
11 ne me manquait plus que sa pitié!
BEADPLAN, OU fond.
Mais voici l'oncle de M ne Simiane... notre jeune I voyageur... Arrivez donc, mon cher monsieur!
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