‹ Favras; épisode de 1789, en trois actes;Chapitre 17 sur 53 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

MARCEL, seul.

Grâce!... Une détention perpétuelle ! Quelle gi ace ! J'aimerais autant... jaimerais mieux mourir. Languir des années, des siècles dausleurs prison?, au milieu des êtres les plus dégradés, contracter leurs habitudes, prendre leur langage , sentir chaque jour se corrompre , s'anéantir les forces de mon corps et de mon âme : . . . C'est un supplice trop cruel ! c'est agraver ma peine ! Eh! ne suis-je donc pas assez puni pour un crime involontaire? Deux années dans leurs cachots infects, les angoisses d'une procédure , d'un jugement. . . séparé d'elle, de celle que j'aime!... Pauvre Théroigne! je t'ai enlevée à ta famille, privée de sa protection, de ses bienfaits. . . "Voilà mon véritable crime , celui que rien ne peut expier. Et je vais la quitter , la laisser sans appui, sans consolation , seule an monde... Que deviendra-t-elle? exposée au besoin... peut-être à l'infamie... Ah ! cette pensée est horrible ! insupportable ! . . .

8CEME III.

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