TOUS
Turcati!
Venez-vous ici pour renouveler vos insultes?
TURCATI , insolemment.
Eb bien. . . quand ça serait?. . . Si je veux m'en donner le plaisir.
MARCEL
Ah!
THÉROIGNE
Turcati!
turcati , au marquis qui le regarde avec mépris. Vous êtes bien fier, parce qu'on n'a pas voulu recevoir mes dépositions au tribunal, sous prétexte que j'avais rendu pen-
(4i î dant quelques temps des services à la pnlice de M. Lenoir. . . Mais il n'en sera pas toujours ainsi, je parviendrai à me faire entendre , et gare la bombe î
Mme DE FAVRAS , à son mari.
Mon ami !
Ne voyez-vous pas qu'il spe'cule sur vos angoisses? turcati , à Marcel.
Je n'ai demandé une permission pour te voir, qu'afin de rencontrer ici M. le lieutenant civil. . . il va venir. . . il faudra bien qu'il m'e'coute.
Parlez, parlez, Monsieur; je n'ai rien à redouter.
MARCEL
Comment, tu aurais le cœur de déposer contre ce pauvre homme?
TURCATI.
Bon! à merveille! intéressez-vous à lui!
THEROIGNE, bas.
Il a contribué à faire obtenir la commutation de Marcel.
TURCATI.
Lui? Ça n'est pas vrai. C'est le comte de Provence , c'est Monsieur, frère Au roi qui a fait cela.
Le misérable I
Qu'aurait-il coûté à un si puissant seigneur d'obtenir la grâce pleine et entière? Rien. Mais il en a une autre à demander, et il est obligé de se réserver Cette autre est celle du sieur marquis de Favras , conspirateur , qui ne voulait que mettre Paris à feu et à sang, au profit de lui, Monsieur, de la Cour, des Parlemens et de toute la séquelle aristocratique. FAVRAS, avec emportement.
Scélérat! tu oses. . .
Mme DE FAVRAS, se jetant an-devant de lui. Mon ami! méprisez les offenses et les calomnies de ce misérable!
MARCEL
Allons , Tnrcati , allons ! ça n'est pas bien de venir insulter comme ça un malheureux.
TURCATI.
Nigaud! ( A Théroigne- ) Voilà comme vous vous laissez toujours duper par ces farceurs là.