‹ Favras; épisode de 1789, en trois actes;Chapitre 22 sur 53 · LES MÊMES, GASPARD · texte numérisé non relu

LES MÊMES, GASPARD

GASPARD , de la première porte à gauche. Eh ! eh ! les amis ! quel tapage ! Est-ce pour vous quereller que vous vous rendez visite? Allons , chacun chez soi. . . et les étrangers dehors. Il est deux heures, et voilà monsieur le lieutenant civil.

TURCATI.

Le lieutenant civil! Bon! c'est mon affaire; j' vas lui

parler.

GASPARD

Lui parler? du tout, du tout! ce n'est pas ici qu'il donne ses audiences. . . L'ordre et la consigne s'opposent. . .

TURCATI.

Milzieux ! ils m' font bouillir les cinq sens de nature avec leur ordre et leur consigne. . . On trouve toujours ça sur son chemin, pour barrer le passage aux honnêtes gens.

Mme DE FAVRAS.

Adieu, mon ami, je me retire plus heureuse. . . Votre sécurité a passé dans mon cœur. . . Adieu.

GASPARD , voulant les faire sortir.

Eh bien! à qui est-ce que j'ai évu l'honneur de parler? Estce pour aujourd'hui qu'on s'en va?

théroigne, à Marcel.

Adieu, je ne perds pas encore courage; je vais rester dans le petit greffe avec Morel , à guetter la sortie du lieutenant civil. GASPARD.

Allons donc, allons donc, s'il vous plaît. ( Tout le monde sort par la grille. — Théroigne et Turca/i d'abord, puis madame de Favras. — Gaspard fait rentrer Marcel par la deuxième porte de droite. ) Restez , vous , monsieur de Favras ; Monsieur vous demande.

( // sort par la deuxième porte de gauche , à l'entrée du Ueutena> t civil- )

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