HOUILLÈRE
Travaux souterrains .
Carrières ,
Exploitation .
Ingénieur principal.
Préparation mécanique .
Chef de service.
Transports .
Chef de service.
Entretien, constructions, divers.
Chef de service.
Service commercial Chef de service.
Comptabilité. . . .
Chef de service.
Caisse.
Divers.
lre division .
Ingénieur.
3* cl° .
do
Service des plans. .. .
Chef de bureau.
Ingénieur.
Triage .
Surveillant
Lavage .
Agglomération .
Carbonisation .
Laboratoire .
Chimiste.
Chemins de fer. ....
Surveillant.
Equipages . .
do
Mécanique .
Ingénieur.
Electricité .
Bâtiments, chemins..
Employé princ1.
Achats .
Chef de bureau.
Ventes .
do
Magasins .
Magasinier.
Technique .
Chef de bureau.
Commère*8 et générK
do
Caissier.
Contentieux .
Chef de service.
Service médical .
Médecins.
Police .
Gardes.
HEtSM KAYOI.
l’impulsion du chef et dont toutes les parties, bien reliées, se meuvent ensemble et concourent au même but. Et cela est excellent. Mais elles pourraient aussi donner l’idée que, comme le rouage mécanique, le rouage administratif ne peut transmettre le mouvement qu’en laissant perdre de la force. Et cela est une idée fausse : le rouage administratif — tout chef intermédiaire — peut et doit être producteur de mouvement et d’idées. Il y a dans chacun de ces rouages, dans chacun de ces chefs intermédiaires, une force d’initiative qui, bien employée, peut étendre considérablement la puissance d’action du chef de l’entreprise.
Ce n’est donc pas uniquement dans la déperdition de la force initiale à travers la multiplicité des transmissions qu’il faut chercher la limite d’action d'un organisme administratif. C’est plutôt dans une insulïisance de l’autorité supérieure : la force centrifuge l’emporte quand la force centrale faiblit.
La vie végétale a été aussi l’occasion de nombreux rapprochements avec la vie sociale.
Au point de vue du développement, sur la jeune tige unique de l’arbre, prennent naissance des branches qui sc ramifient et se couvrent de feuilles. Et la sève porte la vie dans toutes les branches et jusque dans les rameaux les plus ténus, comme l’ordre supérieur porte l’activité jusqu’aux extrémités les plus infimes et les plus lointaines du corps social.
Les arbres « ne grandissent pas jusqu’au ciel » ; les corps sociaux ont aussi leurs limites. Est-ce insuffisante force d’ascension de la sève dans le premier cas, insuffisante capacité administrative dans le second ?
Mais certaine force, certaine puissance que l’arbre ne peut atteindre par son seul développement, peuvent résulter du groupement, de la juxtaposition, de la forêt. C’est ce que l’entreprise obtient par les ententes, les comptoirs, les trusts, les fédérations. Chaque unité, conservant une assez large
ADMINISTRATION
autonomie, apporte à la communauté un concours qui lui est largement rendu.
A partir d’un certain degré de grandeur qui ne peut être que difficilement dépassé, le groupement par juxtaposition est le moyen de constituer de puissantes associations et de développer des individualités ou des collectivités vigoureureuses, avec le moindre effort administratif.
C’est surtout à l’animal quo l’être social est souvent comparé.
L’homme joue dans le corps social un rôle analogue à celui de la cellule dans l’animal : cellule unique dans l'entreprise rudimentaire, millième ou millionième partie du corps social dans la grande entreprise.
Le développement de l’organisme s’opère par le groupement des unités élémentaires (hommes ou cellules) et les organes apparaissent, se différencient et se perfectionnent à mesure que le nombre des éléments réunis augmente.
Dans l’être social, comme dans l’animal, un petit nombre de fonctions essentielles accomplissent une infinie variété d’opérations.’ On peut faire de nombreux rapprochements entre les fonctions des deux sortes d’organismes.
Le système nerveux, notamment, a de grandes analogies avec le service administratif. Présent et actif dans tous les organes, il n’a généralement pas de membre spécial et n’est point visible à l’observateur superficiel. Il recueille, on tous points, des sensations qu’il transmet d’abord à des centres inférieurs, centres réflexes, puis, de là, s’il y a lieu, à la tête, à la direction. De ces centres ou du cerveau part ensuite l’ordre qui, par un chemin inverse, arrive au membre ou au service qui doit exécuter le mouvement. Le corps social a, comme l’animal, ses actes réflexes ou ganglionnaires qui s’effectuent sans intervention immédiate de l’autorité supérieure. Sans l’action nerveuse ou administrative, l’organisme devient une masse inerte et dépérit rapidement.
(B) Organes ou membres du corps social
Ces organes sont ceux des six fonctions essentielles.
Dans l’entreprise rudimentaire ils peuvent être représentés par un seul agent ; dans l’entreprise nationale, les fonctions essentielles, extrêmement complexes et subdivisées, occupent beaucoup de monde et conduisent à la création d’organes ou de sous-organes très nombreux.
Pour étudier les organes du corps social je prendrai d’abord pour exemple une grande entreprise industrielle, constituée sous la forme anonyme, à la fois minière et métallurgique — occupant environ dix mille personnes — .
Le tableau suivant représente les cadres du personnel de cette entreprise.
En allant de gauche à droite on voit d’abord le groupe des actionnaires, puis le Conseil d’administration, puis la direction générale. Jusque-là le pouvoir est allé en se concentrant. A partir de là, il se disperse et se répand jusqu’aux extrêmes confins de l’entreprise en passant par les directions régionales, les directions locales et divers chefs de service.
On peut distinguer dans le corps social de la Société anonyme les principaux organes suivants :
1° Groupe des actionnaires ;
2° Conseil d’administration ;
3° Direction générale et son Etat-Major;
4° Directions régionales et locales ;
5° Ingénieurs principaux ;
6° Chefs de services ;
7° Chefs d’ateliers ;
8° Contre-maitres ;
9° Ouvriers.
Conseil I I d’administration