francs
4° Imprimeries. — La Wholesale possède enfin deux établissements d’imprimerie à Lonsight et à Pelaw, ils ont pro-
(1) Catherine Webb, p. 113.
(2) Vade-mecum du Congrès de Crémone, 1907, p. 102 ; ces établissements figurent sous les cotes 7, 16 et 25.
(3) Cotes 2, 4 et 17.
(4) Classés par ordre d’importance décroissante, ces établissements sont ceux de Leicester, Bury, Leeds, Broughton, Battley, Pelaw, Littleborough et Desborough : cotes 5, 6, 10, 14, 18, 20, 23 et 24.
duit en 1906 des livres et journaux pour une valeur totale de 2 600.000 francs (1).
5° Etablissements d'ébénislerie.— Les deux fabriques d'ébénisterie de Broughton et de Pelaw, qui appartiennent à la Fédération, ont fourni la même année 1.170.000 francs de meubles (2).
La Fédération possède encore deux autres fabriques importantes, l’une de savon et bougies à Irlam (14 millions 1/2 de produits en 1906), l’autre de tabac à Manchester (12 millions 1/2); des manufactures de conserves, de biscuits, de saindoux et de brosses, situées en différents points du territoire anglais, sont moins importantes.
La valeur des marchandises, produites par ces 25 établissements ou groupes d’établissements, se montait en 1906 à 113 000.000. Cette production de la Wholesale est allée en augmentant depuis 1891.
Rapide extension de la production fédérale , à partir de 1891. — Ses deux premiers établissements datent de 1873 En 1876, la Wholesale établit la fabrique de savon de Durham et peu avant 1880, la fabrique de chaussures de Heckmondwike Jusqu’en 1886, elle ne possédait que ces quatre établissements: I)e 1886 à 1891, elle n'en acquit que deux nouveaux. Mais à partir de 1891, les créations de nouvelles fabriques et manufactures se précipitent ; de 1891 à 1896, cinq établissements sont institués. La période quinquennale qui s’étend de 1896 à 1901 voit la création de six établissements nouveaux, enfin de 1901 à 1906, sept nouvelles fabriques sont installées, en 1906 les minoteries du district de Manchester sont fondées. L'année 1891 marque les débuts de l'extension rapide de la production fédérale.
(1) Cotes 9 et 19.
(2) Cotes 8 et 21.
La Fédération anglaise s’est intéressée à un grand nombre de coopératives incorporées, associations ouvrières de production ou sociétés syndicales, situées en Angletelre ou à l’étranger, principalement au Danemark. La Wholesale anglaise a entrepris l’absorption graduelle d’un assez grand nombre de coopératives déjà plus ou moins gravement incorporées (1).
Elle occupait 12.472 ouvriers ou employés en 1906, dans ses ateliers de production, 17.284.000 francs de salaires leur ont été payés en 1906 (2) . La Wholesale occupait en outre à cette date 2 300 employés non « productifs » et leur a versé 5 millions 1/2 de francs. Au total, la Wholesale occupe 14.772 employés, qui ont reçu 22.705.000 francs de salaires.
§ 9. La production des coopératives incorporées.
11 nous est indispensable de rechercher quel est l’ensemble de la production coopérative anglaise. La coopération n’atteint en effet son couronnement, n’affirme sa vitalité, que pour autant qu’elle réussit à assurer par ses propres moyens la production des marchandises que consomment ses adhérents et ses membres.
Le montant de la production fédérale ne suffit pas à notre examen, à côté d’elle, il importe d'apprécier la production des coopératives incorporées et la production des coopératives distributives.
Les coopératives incorporées sont les sociétés formées entre ouvriers producteurs qui sont juridiquement ou commercialement dépendantes des Wholesales ou des coopératives distributives. Ces sociétés peuvent ne pas répartir entre les sociétés clientes, leurs bénéfices et les affecter tout entiers à leur fonds de réserve, telles des coopératives de solidarité. Toutefois le cas ne se présente pas, ces sociétés, dans la dépendance des coopératives ou des Fédérations consentent à
(1) Catherine Webb, p. 115.
(2) 39 th Annual Cooperative Congress , Preton, 1907, p. 569.
celles-ci certains avantages et leur affectent sous forme de ristournes, tout ou partie de leurs bénéfices.
Si l’on consulte la liste des sociétés de production formées entre ouvriers et publiée par la « Cooperative Union » pour 1906(1), on constate que la majeure partie des sociétés indiquées sont des associations ouvrières de production ou des sociétés purement capitalistes ; une faible quantité de ces sociétés accordent aux sociétés clientes, une part quelconque de leurs bénéfices ; sur les 112 sociétés anglaises recensées, on n’en trouve que 34 qui répartissent proportionnellement aux achats une part quelconque de leurs profits. Ces sociétés ainsi déterminées se décomposent en 2 catégories ; 8 d’entre elles constituent des coopératives incorporées parfaites , elles attribuent aux sociétés acheteuses la totalité de leurs bénéfices, les ouvriers membres de la société n’en ayant aucune part ; leur production totale se monte à 19 millions de francs en 1906 (2).
Les 26 autres coopératives incorporées sont imparfaites', une partie de leurs profits revient aux ouvriers qui émargent à titre de directeurs et propriétaires de l’entreprise. Elles ont produit en 1906 des marchandises dont le montant a atteint 15 millions de francs (3).
La production totale de ces 34 coopératives incorporées se monte à 34 millions de francs. Ces sociétés comprennent
(1) 39 th. Annual Cooperative Congress , p. 573 et suiv.
(2) 39 th. Annual Cooperative Congress , p. 573 et suiv. Ces sociétés figurent sous les cotes 2, 50. 80, 92, 95, 96, 98, 99.
(3) Ibid., cotes 1, 4, 7, 8, 9, 14, 24, 22, 23, 26, 36, 39, 46, 49, 51, 70, 75, 78, 79, 83, 85, 87, 88, 90, 103, 104. La production des incorporées parfaites d’Ecosse équivaut à i .400.000 francs ; la production des incorporées parfaites des deux pays s’élève à 21 millions, la part contributive des incorporées parfaites d’Angleterre est de 19.600 000 francs. La production totale des incorporées parfaites ou imparfaites d'Ecosse et d’Angleterre s'élève à 48 500.000 francs, 34 millions ressortissent aux incorporées d’Angleterre, 14 millions 1/2 à celles d’Ecosse.
10.835 sociétaires et emploient 3.549 salariés. Leur production totale atteint environ le tiers de la production de la Wholesale anglaise.
§ 10. — La production des coopératives distributives.
La production des coopératives distributives est fort importante. En effet un assez grand nombre de sociétés semblables prennent soin de produire elles-mêmes des articles de vente courante. En 1904, 647 distributives d’Angleterre ou d’Ecosse, fabriquaient elles-mêmes leur pain, les 4.621 ouvriers qu’elles employaient, ont produit celte même année, une partie des 83 millions de francs de pain vendus par ces sociétés.
En 1904 également, 215 sociétés distributives anglaises ou écossaises, engagées dans des productions différentes produisirent une partie des 94 millions de francs de marchandises vendues, elles occupaient 14.167 ouvriers (1).
Le nombre total des sociétés distributives anglaises et écossaises. était de 1469 en 1904 ; 862 d’entre elles c'est-à-dire sensiblement plus de la moitié possédaient une branche de production.
La production de toutes'les coopératives distributives d’Angleterre et d’Ecosse s’élève approximativement en 1906 à 7 millions de £, soit à 185 millions de francs. Tl paraît vraisemblable que les 5/6 environ de cette production totale, sont afférents aux coopératives anglaises, la population coopérative anglaise est en effet quintuple de la population coopérative écossaise. On peut évaluer à 115 millions de francs, la
production des coopératives distributives anglaises en 1906 (2). \
§11.— Total de la production coopérative anglaise en 1906.
La production de la Wholesale anglaise s’élève à 113 millions pour 1906, celle des coopératives incorporées s’élève à
(1) Catherine Webb, Industrial coopération, p. 251.
(2) Se reporter à notre statistique du Royaume-Uni, n° 4, p. 77.
ANGLETERRE
34 millions, celle des coopératives distributives, à 155 millions ; au total, 302 millions de francs de marchandises ont été produits par des organismes coopératifs en Angleterre : A l'heure actuelle, les marchandises produites par la voie coopérative en Angleterre ne représentent que le cinquième des marchandises vendues aux coopérateurs clients, il reste do ne à la coopération anglaise beaucoup de progrès à faire, pour élever sa production au niveau de sa consommation. Cette œuvre est réservée à l’avenir de la coopération anglaise, cependant il serait injuste de méconnaître l'importance de cette production globale de 300 millions de marchandises véritablement coopératives. En comparaison de cette production coopérative, la production des associations ouvrières et des sociétés syndicales anglaises, reste fort peu importante. Les 78 associations ouvrières ou sociétés syndicales anglaises, qui énumèrent les statistiques de la Cooperative Union, en 1907, n’ont produit l’année précédente que 16 millions 1/2 de marchandises, la vingtième partie environ de la production coopérative.
§ 12. — La Banque coopérative anglaise.
Depuis de longues années existe en Angleterre un établissement de Banque coopératif \ mais il n’a pas réussi à prendre toute l'extension désirable. La fondation de cet établissement remonte à 1872. Le congrès coopératif tenu en 1869 s’était déjà préoccupé de la constitution d’un établissement semblable ; seules, les sociétés coopératives régulièrement enregistrées pouvaient être membres de la Banque coopérative: celle-ci devait ouvrir des comptes courants à toutes les sociétés coopératives affiliées ou non, qui en manisfesteraient le désir et devait recevoir leurs dépôts. Elles devaient même recevoir les dépôts des particuliers, membres de ces sociétés coopératives (1).
(1) Catherine Webb, p. 167.
A proprement parler, ce projet ne reçut pas satisfaction : en se réalisant, il changea sensiblement de caractère. La banque, au lieu de prendre naissance sous forme d’une société coopérative centrale, complètement autonome et indépendante du magasin de gros de Manchester, ne devait former qu’une simple section de la Wholesale anglaise.
La Fédération anglaise constituait, en 1872, une banque coopérative : le comité central de la Fédération avait été autorisé à recevoir des prêts ou dépôts de la part de toutes les sociétés coopératives et même de toute société capitaliste par actions ; en même temps un compte courant devait être ouvert aux sociétés coopératives, affiliées ou non, qui en manifesteraient l’intention (1).
Les procédés de gestion de la banque sont ceux de tout établissement de crédit. La seule différence à relever vient de ce que la banque, simple département de la Wholesale, au lieu d’être constituée par des capitalistes, appartient en toute propriété aux sociétés membres de la Wholesale. Elle n’admet pour clients que des sociétés, jamais de simples particuliers. Le taux des escomptes et intérêts prélevés est calculé de telle sorte que la banque ne réalise que de faibles bénéfices ; pour autant que ceux-ci ne sont pas affectés au fonds de réserve, ils sont répartis entre les coopératives fédérales au prorata de leur chiffre d affaires avec la Wholesale (2).
La Wholesale investit les dépôts et emprunts de son département de la banque dans ses opérations commerciales (3). Il s’est rencontré des coopérateurs pour affirmer que cette méthode était pernicieuse et que le département de la banque devait être entièrement distinct des autres départements fédéraux. Peu à peu, la banque fédérale pourrait, disaient ils, se rapprocher de la Banque industrielle, fondée par les coopéra-
fl) Catherine Webb, p. 168.
(2) B. Potter, p. 117.
(3) Catherine Webb, p. 169-170.
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teurs de Newcastle, et le jour viendrait peut-être où ces deux établissements decrédit fusionneraient.
Création et échec de la « Banque Industrielle » (1873-1876). — Ce plan ne vint pas à se réaliser, la Banque industrielle disparut de bonne heure, son activité avait été très courte. Constituée en 1873 par les coopérateurs de Newcastle, elle admettait pour membres des particuliers comme des sociétés coopératives. Dès 1874, elle avait pris un assez grand développement, mais elle eut le tort de prêter de l’argent à une association ouvrière de production industrielle qui lui fit perdre ce capital. Peu de temps après, la Banque industrielle était dissoute.
La Banque fédérale a subi au cours de son activité, des pertes assez importantes, elle leur a toujours survécu. Ses opérations totales se montèrent en 1903, à 1.111 .400. OuO fr., ses profils s’élevaient la même année à 494.200 francs.
Les profits de la banque sont répartis entre toutes les sociétés clientes affiliées ou non à la Wholesale. Cependant les sociétés clientes non affiliées ne reçoivent qu’une ristourne moindre de moitié La ristourne habituellement attribuée aux sociétés affiliées est de 1 0/0 du compte des profits et pertes. Le chiffre d’affaires de la banque a augmenté de 1873 à 1903, dans la proportion de 1 à 25. Cependant, la banque n’a pas réussi à prendre l’essor que l’on pouvait escompter, les ventes de la Wholesale et des coopérativee distributives anglaises se sont élevées en 1906 à 1.803 millions de francs, un pareil chiffre d’affaires implique un chiffre de transactions, de prêts d’emprunts, d’escomptes, de reports, notablement supérieur aux 1.111 millions d’affaires de la Banque fédérale.
Dans l’exercice 1903, 668 sociétés ont été en relation d’affaires avec la Banque fédérale (1). Ce chiffre correspond seulement à un peu plus de la moitié du nombre total des sociétés coopératives à la même époque. Il est donc bien clair,
(1) Catherine Webb, p. 170 (note).
ainsi que l’exprime Catherine Webb, que le système coopératif de la banque même en Angleterre est encore à l’heure actuelle dans son enfance (1) ; le fait est d’autant plus remarquable que depuis 35 ans, l’une des principales préoccupations des coopérateurs anglais est précisément de doter l’organisme coopératif d’un puissant établissement de crédit.
§ 13. — La Cooperative Insurance Society.
Les coopérateurs anglais n’ont qu’incomplètement réussi à instituer dans le cadre coopératif un établissement de crédit : ils réussirent mieux dans leurs tentatives de création d’une coopérative d’assurance. Cette mutuelle d’assurance remonte presque à la fondation de la Wholesale anglaise (2).
En 1867, la conférence dite du vendredi saint, que tenaient entre eux les délégués des coopératives du Lancashire et du Yorkshire, décida la création d’un groupement fédéral distinct de la Wholesale ; ce fut la Cooperative Insurance Society Limited , elle avait pour siège les locaux des Equitables Pionmers de Rochdale.
Son but était de permettre aux coopératives d’assurer leurs immeubles, leur matériel et les marchandises en magasin. Il existait à celte époque environ 150.000 coopérateurs répartis entre 400 sociétés. Ces coopératives désiraient économiser une partie des primes d’assurance qu’elles étaient obligées de verser entre les mains des sociétés d’assurance capitalistes.
Mécanisme de la société . — La société fut enregistrée le 29 août 1867 ; tout comme la Wholesale anglaise, elle se composait uniquement de sociétés coopératives. A ses débuts elle ne comprenait qu’une quarantaine' de sociétés. En 1871, on décida d’admettre comme membres individuels les sociétaires
(1) Catherine Webb, p. 166.
(2) Catherine Webb, p. 177 ; Cernesson, p. 323-324.
des coopératives distributives ; en même temps, le siège de la société était transporté à Manchester.
Les membres de la société devaient souscrire au moins cinq actions d’une livre, mais le cinquième seulement des actions devait être versé, d’ailleurs aucun membre individuel n’en pouvait posséder plus de 200.
6 0/0 d’intérêt fixe sont affectés au capital social versé ; il est attribué à chaque société actionnaire, une voix à l’assemblée générale à raison de 50 £, ou fraction de 50 £, payées par elle l’année précédente à titre de primes d’assurances.
La société comporte plusieurs branches d’assurance (1). Comme en toute société ou Fédération coopérative, une distinction absolue doit être faite entre les membres actionnaires de cette société et les simples clients. Le fait de contracter un police d’assurance avec la société ne vous constitue nullement membre de la société, tout le monde n’est pas autorisé à devenir actionnaire. L’actionnariat est réservé aux sociétés coopératives et à leurs membres. Au contraire, l’une des branches d'assurance de la société la plus importante, l'assurance-incendie, est ouverte, sans distinction, à tout habitant de l’Angleterre. Chacun peut y adhérer à titre de client.
Les différentes branches d’ assurance de la société. — A la fin de 1906, la coopérative d’assurance comptait 710 sociétés affiliées, et seulement 74 membres individuels. Ce dernier chiffre est en décroissance (2).
La coopérative d’assurance comprend cinq branches distinctes ; par ordre d’ancienneté, ce sont : l’assurance contre l’incendie, l’assurance contre les vols commis par les employés des coopératives, l’assurance sur la vie, l’assurance contre la mort par accidents, l’assurance collective sur la vie.
1° Assurance- Incendie. — L’assurance contre l’incendie est
(1) Catherine Webb, p. 177-180 et Cernesson, p. 323 333.
(2) Congrès de Crémone, 1907, p. 277.
à la fois la plus ancienne et la plus importante des branches d’assurance de la société. C’esl en effet, à titre de société d’assurance contre l’incendie que la Cooperative Insurance Society a été fondée en 1867, ce département d’asssurance est aussi largement ouvert qu’il est possible de l’imaginer ; tout habitant du Royaume-Uni est admis à assurer ses immeubles contre l’incendie auprès de la coopérative d’assurance. Il n’est pas en effet nécessaire d'être affilié à une distributive, pour pouvoir s’assurer auprès de la société.
Cette disposition est tout à fait conforme à la doctrine coopérative, tout homme doit être admis à s’assurer en tant que consommateur, c’est à-dire en tant que locataire d’une maison d’habitation.
La qualité de coopérateur doit s’envisager, séparément, à raison de chacune des consommations que nous faisons. Quand bien même un homme n’aurait recours à l’économie coopérative que pour donner satisfaction au plus faible et au plus exceptionnel de ses besoins, cet homme doit être admis à bénéficier du mécanisme coopératif aux mêmes conditions que les plus fidèles et plus dévoués des coopérateurs. Tout à la fois l’honneur et l’intérêt du régime coopératif commandent cette solution.
A la fin de 1906, l’assurance contre l’incendie avait assuré des immeubles pour une valeur totale de 586 millions de francs. Le fonds d’assurance s’élevait à 1.803.500 francs, le montant des primes versées était de 738.500 francs ; en 1906, les sommes payées en indemnité pour 903 sinistres s’élevaient seulement à 179.800 francs.
2° Assurance contre le vol. — La coopérative d’assurance de Manchester autorise les sociétés coopératives à s’assurer contre les vols dont elles pourraient être victimes et contre l’improbité des employés et ouvriers qu elles occupent (1).
(1) Il est difficile de rendre l’expression anglaise « Accident, Bur-
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L’assurance contre le vol a été constituée un an après l'assurance contre l’incendie. De tout temps, c’est cette branche de la société qui a fourni les meilleurs rendements. C'est grâce à ses bénéfices que la société a pu surmonter les crises qu’elle a traversées, et qui ont mis quelque temps son existence en jeu. A la fin de 1906, 11 .800.000 francs, avaient été assurés. Le fond d’assurance s’élevait à