‹ Felicien Rops et son œuvreChapitre 11 sur 30 · LE VOL ET LA PROSTITUTION DOMINENT LE MONDE · texte numérisé non relu

LE VOL ET LA PROSTITUTION DOMINENT LE MONDE

méditative, qu'il ne se décidait à dessiner que déjà maître de son sujet.» Il nous dit aussi qu'il a détruit «bien des essais qui lui semblaient imparfaits et qui nous paraîtraient s'il les avait laissés nous parvenir, très précieux.»

Rops travailla rageusement, avec acharnement, jusqu'à ce que la maladie l'atteignit, et ce contact de la maladie il le décrit lui-même avec une singulière éloquence.

«Je suis, non pas malade, mais atteint! Ah! ce cœur a bien le droit d'être malade. Depuis soixante ans, il tressaille à toutes les émotions comme une harpe éolienne, et ce qui le tue, c'est que ce n'est pas fini. Et la moindre fillette qui se silhouette à l'horizon le remet en état de souffrance, et comme les Christs du moyen âge, dont les plaies redevenaient saignantes quand les embrassaient les vierges, le ressouvenir de l'effleurement des jeunes baisers, me ramène au cœur tous les beaux battements des nuits bénies et les doux étouffements des extases anciennes. Je mourrai cardiaque et impénitent.»

Plus malade encore, à peu près forcé de renoncer au travail, il demande dix

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