‹ Felicien Rops et son œuvreChapitre 12 sur 30 · LE ROMAN D'UNE NUIT · texte numérisé non relu

LE ROMAN D'UNE NUIT

L'ART ET LE BEAU

découvrir le fond du livre dont il dessine l'en-tête, auquel sa vignette va donner

droit d'existence dans l'art. Aussi c'est une catégorie de son œuvre que ces frontispices qu'il grava pour la librairie Oay et Doucé, que ces Cousines de la colonelle ou les

ambiances roma-

rabie, lippu, ardent dont les belles filles qui aux dessins de Rops représentent l'art libre, brandissent la tête fraîchement coupée; ce sera cet extraordinaire regardeur, dont il jette le muffle, le faux- col et les lunettes, en marge, en remarque de certaines eauxfortes audacieuses où le stupre et le spasme se retracent en traits corrosifs.

Ces frontispices que Félicien Rops donne à la librairie, peuvent-ils être considérés comme une indication de ses goûts littéraires, et nous aider à nous figurer sa mentalité d'art? Non! Selon la tradition du bon peintre flamand qui fait tranquillement honneur à la commande, Félicien Rops n'eut longtemps que jusqu'à un certain point souci du texte qu'il ornait ainsi d'une façade, qui souvent fait tout le prix du livre qu'il a obtenu.

Au début de sa vie, on peut compter d'ailleurs que certains de ces frontispices exécutés pour des livres dont il ne pouvait s'exagérer la valeur, lui furent agréables à faire, parce que en les paraphant il avait la conscience de faire la nargue aux rigorismes bourgeois et à certaines hypocrisies. D'autres fois, il acceptait simplement la commande et dans ses années de jeunesse, il suit le mouvement de la librairie belge avec une belle insouciance.

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